MON NOM EST THEOLONE

Les chroniques de Théolone. Chroniques anachroniques d'un moine inconnu au bataillon sur la vie comme elle va. Banalités et lieux communs en pagaille.

mercredi 8 juin 2005

1.2 Se taire ou se taire, jamais.

1.2. Deuxième jour.

Les traducteurs des anciens ne méritent pas l’injustice de mon ironie facile. Tous comptes faits, nous commençons par eux. Tout commence par eux

Traducteurs hésitants et confus, incertains et pédants, ils ont beaucoup tâtonné pour nous donner les clés, pour nous ouvrir des portes qui nous étaient infranchissables. Eux-mêmes ne savaient trop sur quoi elles ouvraient, ni s’il y avait seulement des portes qui allaient avec les clés. Le cosmos a pris aujourd’hui une figure plus ou moins compréhensible, alors comment exprimer sans ridicule les tourments de ceux qui sans rien savoir, tentaient le diable et le tiraient par la queue ?

Pourtant, le cosmos soi-disant compréhensible a lui aussi ses mystères, et les plus puissants télescopes nous brouillent un peu plus la vue à chaque nouvelle découverte, nous brouillent un peu plus la certitude. Le cosmos est à la mode ces jours-ci, avec l’éclipse totale de soleil qui se prépare. Quoi de plus simple qu’une éclipse totale de soleil ? Je prends une balle de ping-pong, un gros pamplemousse, une lampe de poche, et je te démontre l’éclipse de soleil en deux temps trois mouvements.

Les pauvres philosophes d’autrefois ne connaissaient ni la lampe de poche ni la balle de ping-pong. Je ne suis pas très sûr pour le pamplemousse, mais il se peut qu’ils l’aient ignoré aussi. La Malaisie est si loin ! Comment veux-tu qu’ils puissent accéder à l’étincelante vérité ? Alors, faute de la comprendre, ils l’inventaient, ils lui donnaient un son, une texture, une couleur. Ainsi sont nés les alvéoles feutrées, la musique des sphères, la musique de Sphère ; ainsi ils ont fini par créer l’univers, ils l’ont appelé Cosmos, et la connaissance dont nous nous targuons gémirait encore dans sa caverne sans cette invention là.

Posté par andremriviere à 13:19 - 0 - INTRO - Commentaires [4] - Permalien [#]

Commentaires

nuit presque noire

en plein jour pour l'éclipse et la lumière pour la lecture du livre écrit par chapitres dans l'ordre. Qu'importent les années, on ne voit plus le temps passer.

Posté par Marie, samedi 16 février 2008 à 20:03

oui, les anciens, tous les anciens, pas seulement les philosophes, les scintifiques des temps anciens, astronomes et que sais-je encore...

Tous ceux-là qui sans rien savoir de l'immensité de l'univers, sans posséder tous les outils du monde moderne ont su tout inventer.

Nous ne sommes que des petits singes savants reproduisants ce que leurs parents leur ont appris.

Et tout de même, le moine a traversé les temps et ancré dans ces mondes, s'approchant de moi, daignera t'il m'offrir un peu des connaissances ancestrales et primaires ?...

Les plus belles, les plus grandes, celles qui savent sans savoir.

Posté par Aga, dimanche 27 avril 2008 à 09:52

test

Posté par Aga, dimanche 27 avril 2008 à 10:05

test

essai lire lu répondu envoyer une autre fiche recopier avant mai au moins un autre billet enfin faire fait défait défaite mais écrire faire toujours faire et défaire pénéloper sa vie

Posté par andrem, dimanche 27 avril 2008 à 21:38

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