mardi 18 juillet 2006
13.5. Corps social.
Cinquante-et-unième jour.
Petit point de sémantique : il y a autour de l’enfant qui naît toute une population qui vit ou qui survit. Le moine a choisi, pour désigner cette population et l’ensemble des liens qui maintient ensemble tout ce petit ou grand monde, les proches et les lointains, le terme de corps social.
J’ai envie d’utiliser le terme de corps social. Il n’est peut-être pas très heureux, mais il m’a semblé moins chargé de sens préalable que les mots de peuple, de nation, de tribu, d’ethnie, et je ne citerai le mot race que pour mémoire parce que ce serait le pire de tous. Le corps social, bien sûr, n’a rien à avoir avec un envahisseur ou une dictature, qui autoritairement viendrait interdire les usages qui m’intéressent. Qu’on ne vienne pas me plaquer de soi-disant contre-exemples de cette nature, ils pourraient bien apporter de l’eau à mes moulins.
Autre point sur d’autres zi : j’évoque des pratiques étrangères pour limiter le champ de ma réflexion à nos pratiques seules, et certainement pas pour démontrer je ne sais quelle supériorité des uns (nous par exemple) sur les autres (eux par exemple). Je revendique pour eux le statut plein et entier de cohérence spécifique, je le revendique autant pour nous. Sachons nous respecter nous-mêmes, et nous n’en saurons que mieux respecter nos voisins.
Bon, et toi le bavard, tu y viens, à cette histoire du nom du père ? Personne ne t’a demandé de t’y embarquer, tu t’y es embarqué, tu as largué les amarres et tu es monté sur ton tabouret dans le blizzard, tu es fait comme un rat. Alors, vas-y, au fait. Arrête de causer, et parle bon sang.
Le 18 février 2005 à 14h13. À suivre.
Commentaires
5/18 il en restera treize
Tout un chacun je pense a dû trouver l'idée qu'un pseudo choisi avec rigueur, humour - Jean Bonnot apprécierait - et finesse pourrait ridiculiser une loi inutile ... mais bon j'écoute le moine jusqu'au bout et pardon pour cette interruption indépendante de ma volonté les jourzav'nirs
