LES ANACHRONIQUES

Mon nom est THEOLONE - Philosophie et bavardage

jeudi 27 octobre 2011

24.08 - Civilisations mortelles.


Ma liberté est universelle en ce que je dois y renoncer si la survie de l’espèce est en jeu ; mais ce renoncement n’a de sens que s’il est librement décidé. Sinon la survie de l’espèce devient elle-même un enjeu mensonger, aucune espèce ne mérite de survivre et certainement pas la nôtre si seule la contrainte conduit les actes de tous. . Il est difficile d’imaginer comment s’appliquent ces principes un peu théoriques, mais il est encore plus difficile d’imaginer des principes contraires, ou même seulement un peu différents. Je vais me pencher sur la question, pendant que le moine s’égare dans la nuit.

 

Cent-cinquantième jour.

Fay ce que vouldras, disait le moine rubicond, un collègue en mal-pensance. A quoi je réponds que je fais ce que je veux en effet, à condition que derrière moi l’herbe ait le temps de repousser et que s’efface sur le sable les pas de mes sandales désunies.

Le soleil se lève déjà. Je n’aurai pas beaucoup dormi cette nuit, mais l’angoisse de la veille s’est dissipée. Je laisse libre le champ de bataille où le législateur va devoir combattre contre lui-même. Sa tâche est très difficile et je me demande parfois pourquoi vous êtes si nombreux à vouloir cette place dans un hémicycle, sous une coupole, en haut d’un capitole, sur un trône. Si vous êtes tant à le vouloir, ne vous plaignez pas d’y être et acceptez en les servitudes et la dureté des jours. Vous étiez libres de n’y pas monter et c’est bien de liberté qu’il s’agit ; penchez-vous résolument sur votre travail ardu et laissez moi à mes colères si votre travail ne me convient pas, si vous marchez à côté de votre animalité.

Tout le monde n’a pas la capacité de guider un paquebot de vingt mètres de largeur à travers le canal de Corinthe et c’est pourtant la tâche qui vous attend.

Vous ne devrez jamais oublier que ce n’est pas à la cité, aux cités, à toutes nos cités, de nous assigner nos libertés et nos résidences mais que c’est à nous tous, en exerçant nos libertés, de comprendre qu’il y va de notre survie. Ont disparu les civilisations qui avaient perdu ce fil du rasoir. Nous ne partons pas de zéro mais d’un enchevêtrement de lois devenu incompréhensible, et inopposable en toute justice. Il ne faut pas ajouter de ficelle à l’écheveau, il faut s’occuper de démêler.

Il y a du travail politique à faire, un sacré boulot, vous l’avez voulu vous l’avez, et ne vous plaignez pas que je reste au balcon à vous juger, je vous forge des outils en écrivant ici.

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Posté par andremriviere à 23:44 - CH.24 - DE L'UNIVERSALITE - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires sur 24.08 - Civilisations mortelles.

    Rentré dans l'ordre après mon signalement ...

    Posté par Marie, samedi 29 octobre 2011 à 20:35 | | Répondre
  • CG a lu

    Il me semblait bien qu'un billet prémonitoire des agitations de la vie actuelle existait et même la conduite d'un paquebot ... pas le même mais toujours des victimes.

    Posté par Marie, mardi 7 février 2012 à 19:51 | | Répondre
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