LES ANACHRONIQUES

Mon nom est THEOLONE - Philosophie et bavardage

lundi 24 décembre 2018

220 - Trente-septième jour . De la diversité

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18/18.    Il y aura une prolongation dans la numérotation, j’en étais sûr.

Faut-il aligner comme autant de petits soldats tous les cas de figure où plus rien ne fonctionne dans la transmission du nom ? Ces cas pourront discréditer mes prétentions, ils discréditeront tout autant celles qu’on m’opposera. On peut toujours trouver sous le sabot de son cheval un cas discréditant pour ce qu’on veut discréditer. Et j’avoue qu’au dix-septième paragraphe si j’ai bien compté, je me lasse et je vous sais lassés.

Je vais bientôt être pris dans les glaces, debout sur mon tabouret.

Les objections n’en sont pas qui se construisent sur des cas particuliers, où la famille prend une tournure plus inventive que la bonne vieille famille de nos ancêtres, tu sais bien, cette famille idéale qui n’a jamais existé en réalité. Je vais pourtant vous citer quelques exemples.

Je commencerai avec la famille monoparentale, la vraie, où seul un parent existe, quelle que soit la raison du vide laissé par l’autre. Nous le savons, la seule qui reste est presque toujours la mère, et comme presque toujours, il y a des exceptions. Le nom sera celui de la mère, presque toujours, à l’exception de l’exception.

Il y a le cas du remue-ménage. Un père passe et manque, puis un autre, puis d’autres encore. Aucun ne se résout à rester, peu importent les torts et les raisons. La mère récupère toute la charge ; les grandes vertus s’offusqueront qu’elle en est une petite, c’est pourtant bien elle qui donnera son nom, et ce sera justice.

Il y a encore d’autres cas.

Il y a les homosexuels, hommes ou femmes. Je ne vais pas ici me lancer dans la trappe du bien-fondé ou non de l’adoption d’enfants par des couples homosexuels, une sorte de difficulté philosophique que je n’ai pas encore résolue. Des couples homosexuels aujourd’hui élèvent des enfants, ni mieux ni moins bien que les gens, comment dites-vous, normaux, le font. Il se trouve que les cas que je connais sont plutôt de bons exemples. Ma philosophie de cet état de choses n’est donc pas de mise, et il importe que ces enfants soient dans notre société comme tous les autres enfants. Inutile d’en débattre ici, il fait décidément trop froid, et une autre place publique mieux chauffée est prévue pour cela. Plus tard s’il vous plait.

La question se pose donc déjà ; qu’à cela ne tienne, on pourra se reporter à ce qui sera fait en cas d’adoption, les ressemblances sont trop fortes, et on se heurtera aux mêmes difficultés dans les mêmes termes. Pourtant il y a une exception à cette belle ressemblance, qui ô surprise va ressembler à mon bon vieux couple provincial du début ; voici le couple de femmes qui accueille des enfants par le seul fait d’accoucher. Qui pourrait prétendre qu’une lesbienne ne pourrait pas se trouver enceinte ?

Vous me permettez j’espère d’utiliser le mot lesbienne, j’aime bien ce mot et ses souvenirs égéens.

#19/18 à suivre

 

Posté par andremriviere à 00:45 - 216 - CH.08 . Au nom du père (III) - Commentaires [0] - Permalien [#]

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