LES ANACHRONIQUES

Mon nom est THEOLONE - Philosophie et bavardage

samedi 8 juin 2019

312 - Quarante-cinquième jour . Manichéisme

 Quarante-cinquième jour. Manichéisme.

Les cycles sont toujours interrompus par des cataclysmes. Nous mourons dans les cataclysmes, mais sans eux nous ne vivrions pas. Que serait la flamme d’une bougie qui ne s’éteindrait jamais ? Que seraient le haut sans le bas, l’humide sans le sec, la source chaude sans la source froide, le pôle nord sans le pôle sud, le positif sans le négatif ? J’arrête là ma liste, sinon quelqu’un va surgir et me parler du bien et du mal. Quel besoin de les convoquer, ces deux là, alors que nul ne sait ce qui est bien et ce qui est mal.

Retirons la thermodynamique, l’électricité, le magnétisme, Maxwell, Volta et Carnot, les oasis et les toboggans : la vie ne serait plus la vie, la vie disparaîtrait faute de mort. Finalement j’y songe, cette ligne absurde qui me barre l’horizon de l’autre côté de la montagne, il se pourrait bien que j’en aie besoin. A quoi bon sans elle vivre sur l’île où plus rien n’arriverait.

Il me faudrait donc de la mauvaise gouvernance pour m’indigner, pour vitupérer, pour cracher mon venin du fond de ma cave ou du pas de ma chapelle, en silence. Pour écrire. Me faire écrire est peut-être le comble de leurs mauvaises actions. Sans eux, sans gesticulateurs précoces, sans fauteurs de lois scélérates, et sans les gens qui les suivent et qui les flattent, les pires de tous plus royalistes que les rois, mais nous le sommes tous peu ou prou moi le premier, pas d’écriture, pas d’appel au secours, pas de bouteille à la mer, pas de pardon à demander aux quatre-vingt douze prochaines générations. Environ. C’est à elles que j’écris, rien de moins, sur mes feuillets chiffonnés.

Posté par andremriviere à 00:51 - 310 - CH.10 . Besoin de rien - Commentaires [0] - Permalien [#]

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