LES ANACHRONIQUES

Mon nom est THEOLONE - Philosophie et bavardage

jeudi 11 mai 2006

11.4. Le lyonnais.

Je le vois venir, maintenant. Le moine va nous raconter comment ils vont se débrouiller pour réparer le fil, en ces temps de rudesse où les magasins de bricolage n’existaient pas. Sinon, ils risqueraient bien de se retrouver affamés, devant leur canne inutile et les ruisseaux murmurants. Quarante-et-unième jour. Il leur fallait une ficelle neuve, aussi résistante et transparente que celle qui leur avait servi si longtemps et qui, cassée en plein milieu, ne servait plus à rien. Comment, en ces temps reculés pouvait-on... [Lire la suite]
Posté par andremriviere à 17:41 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

mercredi 10 mai 2006

11.3. Le deuxième accident.

Quarantième jour. Le quarantième jour ! Fin des quarantaines, fin des deuils, nouvelle vie ! Il n’en a pas fini avec son histoire, le moine, il va bien falloir qu’il m’envoie la suite. Il va bien falloir qu’il nous le raconte, son incident de parcours et la fin de la querelle.  D’avoir été ainsi sermonné, le pêcheur n’était plus sûr d’avoir choisi le bon trou. Ainsi vont les hommes mal dirigés, et leurs erreurs viennent plus souvent de ceux qui les observent que d’eux-mêmes. Il ne savait plus si l’endroit était le... [Lire la suite]
Posté par andremriviere à 14:19 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
vendredi 5 mai 2006

11.2. La dispute.

Trente neuvième jour. On dirait qu’il sait où il va le moine. Je me méfie, il n’est jamais aussi perdu que lorsqu’il a l’air sûr de lui. Avez-vous remarqué comme il en est toujours ainsi ? Jamais les gens péremptoires et décidés ne savent où ils vont ni qui ils sont, mais ils ont si peur de s’en apercevoir qu’ils restent arc-boutés à leurs pauvres ergots de certitudes, désespérément. Ensemble, le pêcheur et le bâtonnier firent ainsi un bon bout de chemin. Le pêcheur se nourrissait et nourrissait son collègue,... [Lire la suite]
Posté par andremriviere à 15:43 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
mardi 2 mai 2006

CHAPITRE ONZIEME – UNE BREVE HISTOIRE DE L’HUMANITE.

11.1. Trente-huitième jour. Deuxième période   Un papier froissé me parvint, un jour, le trente-huitième. C’est marqué là. Le moine reprenait son histoire. Voilà pourquoi je suis bien obligé d’affirmer que notre pêcheur était doué. Il n’avait plus faim, puisqu’il lui suffisait de se mettre au bord d’un étang, d’un cours d’eau, d’une mare, pour en sortir carpes et brochets, mérous et raies bleutées ; la légende raconte qu’il a sorti un orque d’une flaque. Pourquoi pas une sardine du port de Marseille ? ... [Lire la suite]
Posté par andremriviere à 19:21 - - Commentaires [1] - Permalien [#]