LES ANACHRONIQUES

Mon nom est THEOLONE - Philosophie et bavardage

mercredi 6 janvier 2010

22.16 – Ma petite entreprise #4 : Les grands d’Espagne.

Cent-vingt-huitième jour. C’est facile d’inventer un conte moral. Je n’ai pas besoin qu’il aille plus loin pour conclure à sa place. Quelle est la valeur du conte, dans ce cas, quel est son compte ? Mon bon monsieur, l’intérêt du conte n’a jamais été de démontrer quoi que ce soit, puisqu’il décrit exactement ce que le conteur a envie de décrire. Il te fait faire un petit voyage où parfois tu n’as jamais pensé à traîner tes guêtres, il te fait faire un détour pour attraper une idée papillon qui volète sur un mot fleur qui ne lui... [Lire la suite]
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lundi 4 janvier 2010

22.16 – Ma petite entreprise #3 : Les deux cousines.

Cent-vingt-huitième jour, suite. Ne vous inquiétez pas, le Moine suit son idée. Il vautre son exemple dans la boue du chemin, et il en profite pour ramasser toutes les idées qui y dormaient. Mais il avance, et quand il aura jugé qu’assez d’idées sont sorties de la pataugeoire, il arrêtera son histoire. Vous n’en saurez jamais la fin. La prostituée de son histoire précédente, savez-vous ce qu’elle est devenue ? Moi non plus. Mais je reviens à la dernière bouteille.3 – Les deux cousines.La cousine se réjouit du succès de sa démarche et... [Lire la suite]
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vendredi 25 décembre 2009

22.16 - Ma petite entreprise #2 : Pour une société de médiocres.

2 – Pour une société de médiocres. La cousine du village voisin était revenue aussi de chez Monsieur Nobel avec la poignée de dollars et le même projet. Je ne vois pas pourquoi le Moine vous raconterait que le succès fut différent, puisqu’il fut identique. Les exemples n’ont pas à se perdre dans des situations compliquées, il est déjà difficile d’établir des règles pour la situation courantes : s’il faut prétendre prévoir tous les cas particuliers dans un texte général, c’est qu’on a décidé de ne jamais laisser le texte voir le jour.... [Lire la suite]
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mardi 15 décembre 2009

22.16 - Ma petite entreprise #1 : le retour à la mode.

Cent-vingt-huitième jour.Il en a mis du temps à conter son histoire, trois ans à attendre des fiches en désordre. Et encore, je ne suis pas certain qu’il ait tout envoyé, ni même que ses brouillons me reviennent comme des textes. J’ai un peu de tri à faire, des opérations à franchir, des contrariétés à marier, des calculs et des prescriptions à fournir, et bien d’autres objets de polémiques et de tractation. Les fiches s’empilent, le Moine est vigoureux mais je ne suis pas le rythme, son rythme.Fin août dernier, comme le soleil,... [Lire la suite]
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mercredi 9 décembre 2009

22.15 - MONSIEUR NOBEL. #4 : Le monsieur habillé.

Quand l’histoire prend tournure. Tu n’as pas oublié que nous en sommes encore au cent-vingt-septième jour, bien sûr. Il m’a fallu pourtant tout recompter mes fiches.Cent-vingt-septième jour (suite).Monsieur Nobel se leva et l’accueillit. Il la fit se poser dans un fauteuil confortable où elle se tint droite. Elle remarqua que la chaise de Monsieur Nobel était assez basse ce qui mettait son regard à son niveau, elle en conçut de la gratitude sans trop comprendre pourquoi. Elle ignorait qu’un banquier courant l’aurait laissé choir dans... [Lire la suite]
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jeudi 19 novembre 2009

22.15 - MONSIEUR NOBEL. #3 : La femme nue.

Ne changeons pas de jour. Monsieur Nobel n’est pas encore en service, il faudra avaler la fable jusqu’au bout. Il était une fois deux villages dans un pays déshérité à l’avenir incertain. L’océan monte d’un mètre grâce à nos fureurs dépensières et le pays se noie, prisonnier des eaux venues des montagnes et des vagues venues de la mer. En attendant le grand bain final, il faut survivre. Les hommes attendent que leurs femmes les nourrissent et, s’ils ne sont pas satisfaits, partent se vendre comme esclaves dans les usines de la... [Lire la suite]
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mardi 27 octobre 2009

22.15 - MONSIEUR NOBEL. #2 : Le trublion de ces dames.

Cent-vingt-septième jour (suite).La pure spéculation mentale fatigue et les plus beaux concepts s’écrasent dans le quotidien, dans la glaise, dans le trivial ; ainsi nos meilleurs mathématiciens font des formules magnifiques et, lors de l’application numérique, tombent de leur haut devant la catastrophe pourtant inscrite dans le factoriel caché. Ils se sauvent, nient leur rôle, il n’y a plus personne. Ils ignoraient que ces formules étaient aussi meurtrières qu’un dommage collatéral.J’ai lu des trucs sur le microcrédit, j’en ai... [Lire la suite]
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mardi 20 octobre 2009

22.15 - MONSIEUR NOBEL. #1 : Une ferrari.

Il ronchonne contre moi. J’ai l’habitude, c’est un peu devenu sa signature. Beaucoup d’écriture pour ne pas aboutir, pour ne pas asséner un je vous l’avais bien dit péremptoire et définitif. Qui le connaît sait bien qu’il ne construira pas la sculpture dont il a tracé le contour, ce n’est pas lui qui détaillera le secret du cycle de Carnot pour que le moteur tourne rond. Il nous a laissé ses outils, et les plans sur la comète. A nous de nous approcher maintenant du cambouis.Cent-vingt-septième jour.Va pour la mécanique. J’ai accroché... [Lire la suite]
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lundi 5 octobre 2009

22.14 - #4 : Concurrence et fraternité.

22.14.4 – Fin du cent-vingt-sixième jour. Trois mots. Il ne faudra pas provoquer le moine avec le mot solidarité. Il n’aime pas ce mot. Il considère qu’il est très insuffisant pour décrire le vivre ensemble qui permet à une Société de fonctionner, et que les quémandeurs de la Croix-Rouge n’ont jamais fait plus qu’offrir de la bonne conscience à bon marché. Je voudrais bien qu’il vous en parle lui-même, il m’a tant rebattu les oreilles. Il est nécessaire que la devise soit assez contradictoire pour qu’elle perdure, assez difficile à... [Lire la suite]
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mercredi 9 septembre 2009

22.14 - #3 : La femme honorable.

Cent-Vingt-Sixième jour (#3).La vois-tu, la jeune immigrée de l’Est à qui l’on aurait rendu la liberté, dans nos rues d’hiver ? Certes moins rigoureuses que là-bas, mais toi aussi tu as besoin au moins d’un bon pull, ne me dis pas le contraire. Tu la vois, livrée à elle-même après avoir échappé à la police et à ses gardes. Elle a bon dos, la liberté, la libre concurrence, et ta thèse se trouve en difficulté maintenant que je t’ai pris aux mots que tu viens d’écrire. Naïf ? Permets-moi de changer l’ordre des lettres, et de persiffler,... [Lire la suite]
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