LES ANACHRONIQUES

Mon nom est THEOLONE - Philosophie et bavardage

jeudi 11 mai 2006

11.4. Le lyonnais.

Je le vois venir, maintenant. Le moine va nous raconter comment ils vont se débrouiller pour réparer le fil, en ces temps de rudesse où les magasins de bricolage n’existaient pas. Sinon, ils risqueraient bien de se retrouver affamés, devant leur canne inutile et les ruisseaux murmurants. Quarante-et-unième jour. Il leur fallait une ficelle neuve, aussi résistante et transparente que celle qui leur avait servi si longtemps et qui, cassée en plein milieu, ne servait plus à rien. Comment, en ces temps reculés pouvait-on... [Lire la suite]
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mercredi 10 mai 2006

11.3. Le deuxième accident.

Quarantième jour. Le quarantième jour ! Fin des quarantaines, fin des deuils, nouvelle vie ! Il n’en a pas fini avec son histoire, le moine, il va bien falloir qu’il m’envoie la suite. Il va bien falloir qu’il nous le raconte, son incident de parcours et la fin de la querelle.  D’avoir été ainsi sermonné, le pêcheur n’était plus sûr d’avoir choisi le bon trou. Ainsi vont les hommes mal dirigés, et leurs erreurs viennent plus souvent de ceux qui les observent que d’eux-mêmes. Il ne savait plus si l’endroit était le... [Lire la suite]
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vendredi 5 mai 2006

11.2. La dispute.

Trente neuvième jour. On dirait qu’il sait où il va le moine. Je me méfie, il n’est jamais aussi perdu que lorsqu’il a l’air sûr de lui. Avez-vous remarqué comme il en est toujours ainsi ? Jamais les gens péremptoires et décidés ne savent où ils vont ni qui ils sont, mais ils ont si peur de s’en apercevoir qu’ils restent arc-boutés à leurs pauvres ergots de certitudes, désespérément. Ensemble, le pêcheur et le bâtonnier firent ainsi un bon bout de chemin. Le pêcheur se nourrissait et nourrissait son collègue,... [Lire la suite]
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mardi 2 mai 2006

CHAPITRE ONZIEME – UNE BREVE HISTOIRE DE L’HUMANITE.

11.1. Trente-huitième jour. Deuxième période   Un papier froissé me parvint, un jour, le trente-huitième. C’est marqué là. Le moine reprenait son histoire. Voilà pourquoi je suis bien obligé d’affirmer que notre pêcheur était doué. Il n’avait plus faim, puisqu’il lui suffisait de se mettre au bord d’un étang, d’un cours d’eau, d’une mare, pour en sortir carpes et brochets, mérous et raies bleutées ; la légende raconte qu’il a sorti un orque d’une flaque. Pourquoi pas une sardine du port de Marseille ? ... [Lire la suite]
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lundi 24 avril 2006

10.4 - Le proverbe #2.

4.2 - L'apprentissage. Ça c’est bien vrai ça. Toutes ces pages pour cette banalité, c’est-y pas malheureux. Suite du trente-septième jour. D’autant que l’homme en question était bien bâti malgré la faim, plutôt jeune mais sans âge ; visiblement son état d’ignorance ne lui avait pas permis d’imaginer autre chose que de quémander aux feux rouges pour vivre. On lui a donc appris à pêcher. C’était un bon élève et très vite il n’y eut alentours plus de pêcheur plus habile que lui. Moi-même un jour mon beau-frère... [Lire la suite]
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vendredi 7 avril 2006

10.4 - Le proverbe #1.

  4.1 Le proverbe, enfin. Le racisme aura disparu de nos têtes le jour où je pourrai dire à un noir qu’il est con s’il l’est sans me faire traiter de raciste. Charles Mingus l’ami du moine fut loin de l’être, con, mais voilà, sans préavis il est parti au milieu d’un solo et l’a planté sans lui donner les clés de la suite. Les grands musiciens ne devraient jamais mourir sans tourner la clé de sol sept fois dans leur bouche. Il n’aurait jamais eu une idée pareille, le moine, je sais qu’il ne serait jamais parti... [Lire la suite]
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vendredi 31 mars 2006

10.3. Antisémitisme.

Et les juifs, alors ?   Va-t’il en parler, le moine ? Des voix s’élèvent qui me montrent du doigt parce qu’il n’en parle pas. D’autres parce qu’il a bien l’air d’en parler mine de rien. Soit qu’il les oublie donc qu’il les nie, voilà ce que les uns disent de lui, soit que sous couvert d’autres choses il insinue il suggère, voilà ce que les autres disent de lui. Je les entends autour de moi qui murmurent. Le moine participe et moi aussi son complice, à la montée de l’antisémitisme. Il en est qui voient ... [Lire la suite]
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lundi 27 mars 2006

10.2b. Ennemis intimes.

10.2b                     Brasser ainsi de grandes idées générales est facile comme donner de grands coups d’épée dans l’eau. Que va donc empêcher ta prose de moine tranquille sur son île, sera t’elle seulement remarquée ? Suite du trente-cinquième jour. Bonne conscience et petite lâcheté. Pas de noms, pas de véhémence, et des allusions obscures. Vous êtes sortis de ce millénaire de beaux discours qui cachaient un envahissant colonialisme, et vous vous ... [Lire la suite]
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mercredi 22 mars 2006

10.2a. Monsieur Lalibi.

          10.2a Je ne sais pas ce qu’il me veut, là, le moine. On dirait qu’il m’écrit sur tout autre chose que ce dont il veut me parler. Que vient faire ici la colonisation, et son hypocrisie positive ? Que vient faire ici le ministre et sa gesticulation électorale ? Il est celui qu’on voit partout quand on ne l’attend pas, jusqu’à la nausée. Même dans ce discours, même sous la plume du moine. Je sais où j’ai envie de la mettre, la plume du moine. Diable. Il m’écrit encore et ses billets... [Lire la suite]
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vendredi 17 mars 2006

CHAPITRE DIXIEME – UNE BREVE HISTOIRE DE L’HUMANITE.

  (première période) 10.1 - Le côté positif. Je crains le pire avec un titre pareil. Je sens qu’on n’est pas sorti de l’auberge. Il a choisi un chiffre rond de chapitre pour mieux nous perdre. Je me rassure en me disant que c’est lui qui va se perdre en chemin et qu’on ne va plus entendre parler de lui. Mais comme il m’a déjà envoyé quelques feuillets, je vous les donne. Trente-quatrième jour. Octobre 2003. Vous connaissez sûrement ce proverbe chinois. Je ne sais pas s’il est chinois, et mon moine... [Lire la suite]
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