LES ANACHRONIQUES

Mon nom est THEOLONE - Philosophie et bavardage

mercredi 14 février 2007

‎18.3 Retour au fondateur.‎

Octante-huitième jour troisième heure. Retour au fondateur. Je n’ai finalement pas besoin d’écrire sur eux, je leur fais trop d’honneur, et j’abandonne ce chemin de mauvais aloi. Je m’occupe de Diogène qui le vaut bien, lui. Bonjour, Monsieur. Tu es celui qui est allé au bout de son cri et c’est pourquoi il me dérange, ce cri muet. Il y a longtemps que tu te l’es dit, sans personne pour censurer et nul ne pourra se poser en victime, tu l’as pensé toi-même assez fort pour que la terre entière et toutes les générations... [Lire la suite]
Posté par andremriviere à 17:00 - Commentaires [2] - Permalien [#]

lundi 12 février 2007

18.2 Fermer sa gueule.‎

Octante-huitième jour, deuxième heure. Fermer sa gueule. Quelle que soit la violence avec laquelle je tenterais de lui faire comprendre que sa seule cohérence est de se taire, de la fermer, de fermer sa petite gueule, il continuera. Il braillera à la censure, au fascisme, au nazisme, à toutes ces choses qui me font très plaisir d’être traité, vous pensez. Il ne voudra jamais entendre que son idole, l’homme au tonneau qui n’avait pas encore été inventé, s’était tu une bonne fois pour toute sans que personne ne le lui... [Lire la suite]
Posté par andremriviere à 18:34 - Commentaires [3] - Permalien [#]
vendredi 9 février 2007

‎18.‎ DIOGENE REVIENT.‎ 18.1 Lui et les autres.

Octante-huitième jour, première heure. Le moine va nous resservir du Diogène. Non pour pourfendre davantage, bien que ce ne soit pas l’envie qui lui manque, mais à cause de ses adeptes et de ses serviles plagiaires, à cause des postures bien plus qu’à cause de la cause. Le moine déteste les postures, dirait-on, et pour le montrer il prend la pose. Les diogêneurs se haussent et se gaussent. Lui et les autres. Il faut que je m’occupe du cas de Diogène. Je l’ai déjà fait, je fais ce que je veux, je le refais. Il va me... [Lire la suite]
Posté par andremriviere à 17:37 - Commentaires [1] - Permalien [#]
jeudi 1 février 2007

17.‎5. #4 La droite et la gauche; Val ne dort que d’un œil.‎

Octante-septième jour, 4. Le moine est resté discret ces derniers jours. Il hésite à finir, il ne veut pas se séparer de son philosophe boudeur. Il sait qu'il ne pourra pas revenir sans risquer de se contredire, ou sans afficher un doute sur ce qu'il a déjà écrit. Non, tu ne reviendras pas, tu n'en reviendras pas. Héraklite a laissé se détruire son travail, ne le fait pas. Assume désormais, et si quelqu'un te lapide, pense que chaque pierre sera une preuve de ta vérité. 5.4    Val ne dort que d’un œil. Ne... [Lire la suite]
Posté par andremriviere à 13:54 - Commentaires [3] - Permalien [#]
jeudi 25 janvier 2007

17.‎5. #3 La droite et la gauche; le combat.‎

Octante-septième jour, 3. Peut-on garder ce paradoxe? J'ai bien peur qu'il faille. Le moine y semble résolu. Ce ne sera pas la plus facile de nos tâches. 5.3. Le combat. La vraie question d’Héraklite ne porte pas sur la comparaison de ces deux pôles. Tiens, j’aurais pu vous parler du pôle Nord et du pôle Sud, du magnétisme, des pôles électriques, et de tous ces duos parfaits dont notre science est remplie, que le grec ignorait. Il n’est pas question de vous dire lequel serait supérieur à l’autre dans un absolu... [Lire la suite]
Posté par andremriviere à 14:24 - Commentaires [2] - Permalien [#]
mercredi 24 janvier 2007

17.5. #2 La droite et la gauche, vie et survie.

Octante-septième jour, 2 Le jour n'est pas fini encore. Le soleil darde et le nuage tarde.     5.2 Vie et survie. Tout le monde va voir dans mes propos la condamnation, l’hostilité, le sectarisme. C’est bien d’un type de gauche de répandre ces préjugés et ces lieux communs, dira tout le monde. Il a raison, tout le monde. La résistance au véritable changement nous est consubstantielle. Nous avons tous, droite ou gauche, gauches et maladroits, nos ordres établis que nous répugnons à... [Lire la suite]
Posté par andremriviere à 19:13 - Commentaires [1] - Permalien [#]

lundi 22 janvier 2007

‎17.5. #1 La droite et la gauche, le ministre oublié.‎

J’ai du mal à le suivre, je croyais qu’il nous parlait d’Héraklite et de sa contrariété. Je me dis qu’il en parle, mine de rien, et je vais tenter de m’accrocher, sinon qu’adviendrait-il de nous ? Le voici qui fait dans la politiciennerie. Octante-septième jour, 1. 5.1 - Le ministre oublié. J’ai du mal à me suivre. Voici que je patauge dans le marécage politique, avec ma droite et ma gauche. Mais pourquoi Héraklite ne serait-il pas aussi un homme du marécage, pourquoi ses formules ne viendraient-elles pas nous aider... [Lire la suite]
Posté par andremriviere à 18:15 - Commentaires [1] - Permalien [#]
mercredi 17 janvier 2007

‎17.4.‎ Le haut et le bas.‎

Déjà le centième billet ? Je vais laisser le moine continuer sa dérive ; je suis bien trop sensible au vertige pour me préoccuper du haut et du bas. Si je vole c’est au ras des pâquerettes, je ne me sens en sécurité qu’au contact du sol, le cul entre une seule chaise. Il boit son café et la chapelle est fermée, merci de descendre au village demander la clé de l’icône.     Octante-sixième jour. Mon café, je le préfère au fond de la tasse posée sur la soucoupe posée sur la table posée sur le parquet même... [Lire la suite]
Posté par andremriviere à 14:39 - Commentaires [3] - Permalien [#]
lundi 15 janvier 2007

‎17.3.‎ Le chaud et le froid.‎

SUITE. Il est toujours là, tranquille, à siroter son café une fois le marc déposé. Il fait la différence entre faire du bien et faire du mal, ne le prenez pas pour un débile. Mais il ne vous dira jamais que faire du bien participe du bien, ou que faire du mal, du mal. Il l’ignore et ne donnera de leçons à personne. Malheur à qui se croit prophète en son pays ou ailleurs. Octante-cinquième jour. Bien et Mal sont une seule et même chose qu’on appelle vie de l’homme, si vous voulez absolument l’appeler. Je... [Lire la suite]
Posté par andremriviere à 14:50 - Commentaires [2] - Permalien [#]
jeudi 11 janvier 2007

‎17.2.‎ Le feu et la contrariété.‎

suite. Il a envie, soudain, de jouer avec le feu, de jouer au petit jeu de la contrariété, pour mieux me faire comprendre comment Héraklite l’avait dit, comment il avait pu imaginer qu’une chose et son contraire étaient un, pour mieux agacer les bons penseurs. Octante-quatrième jour Héraklite l’a dit. Je vous fais grâce du bien et du mal. Laissons parler Zarathoustra et les mazdéens en contrebas de leurs tours du silence où planent les vautours. Laissons les vautours faire le tour des tours. Laissons crier les manichéens... [Lire la suite]
Posté par andremriviere à 17:55 - Commentaires [4] - Permalien [#]