LES ANACHRONIQUES

Mon nom est THEOLONE - Philosophie et bavardage

vendredi 25 novembre 2016

110 - Quatrième jour . Entrer dans la cité #2/4

2.  Humains, seulement humains. Je n’accepte pas qu’il en soit ainsi qu’il nous dit, je n’accepte pas ce que j’ai compris de Diogène. Je combats sans trêve le principe même de sa démarche, quels qu’en soient les justifications partielles et parfois pertinentes. Nul ne peut récuser l’homme en tant qu’homme, car s’il est pur animal, il est d’une espèce nommée homme, c’est ainsi, nommons la autrement elle restera espèce donnée, dont nous tous qui lisons et écrivons faisons partie. Ni chat ni chien, ni vermisseau, mais bel et bien... [Lire la suite]
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mercredi 23 novembre 2016

109 - Quatrième jour : Entrer dans la cité #1/4

1. L'empereur des cyniques J’ai trop péroré sur le sous-Diogène d’aujourd’hui, le pâle imitateur. Lui et ses groupies m’avaient agacé et j’ai perdu du temps. Ce fut une sorte d’entrée en matière, un angle d’attaque, mais maintenant il me faut passer au plat de résistance, il faut que je m’occupe de l’original plutôt que la copie, m’en prendre à Diogène lui-même. C’est une bien autre affaire qui m’attend : Diogène n’est pas de ces imprécateurs de salon et de pavillon frisquet. Loin s’en faut. Autant les imprécateurs d’aujourd’hui... [Lire la suite]
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mardi 8 novembre 2016

108 - Troisième jour : enfin Diogène #3

3. La posture ou la maladie. Les braves gens n’adhèrent pas toujours à ses imprécations de misanthrope, ils en sont parfois si effrayés qu’ils préfèrent se réfugier dans la pitié, cet autre sentiment de supériorité qui vous saisit face au misérable, barrage contre la peur et la conscience. « N’entendez-vous point sa douleur derrière les imprécations ? » disent les braves gens. Il serait intéressant de savoir ce qu’il en pense, l’homme en question, d’être ainsi médicalisé plutôt qu’entendu. Est-il planté dans sa... [Lire la suite]
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samedi 5 novembre 2016

107 - Troisième jour : enfin Diogène #2

2. Le pavillon d’ivoire. Il est de bon ton, pour qui se veut grand penseur, grand révolté, poète maudit, et sage méconnu, de se draper ostensiblement dans une misanthropie grandiose méprisant toute forme de société organisée. Je veux ici être clair : il faut balayer cette tentation, qui relève de la posture et, risquons le mot, du cynisme. Il y a une nécessité ontologique humaine à vivre en groupe, quel que soit le nom que je donnerais à ce groupe. Le grand Diogène et ses petits imitateurs peuvent vitupérer tant qu’ils veulent... [Lire la suite]
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samedi 8 octobre 2016

106 - Troisième jour : enfin Diogène #1

1. Marche à l’ombre. Il ne faut pas me rebattre les oreilles avec la page blanche et le reste, s’il faut noircir je noircis à la demande, un centime la ligne et je deviens milliardaire. Le projet est gigantesque, il faut l’admettre dès maintenant. Il s’agit rien moins que de devenir immortel, rejoindre les héros antiques qui ont mis le doigt sur ce qui faisait mal : depuis ce temps-là, l’homme n’a plus jamais guéri d’exister, lui qui était malade de vivre. Je ne vois pas pourquoi il me faudrait quelque viatique officiel pour... [Lire la suite]
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lundi 29 août 2016

105 - Deuxième jour : l'éclipse totale de soleil

  Deuxième jour : l'éclipse totale de soleil Traducteurs hésitants et confus, scribes incertains et pédants, ils ont beaucoup tâtonné pour nous donner les clés, pour nous ouvrir des portes qui nous étaient infranchissables. Ne crois pas que je me moque de ces lettrés patients ou que je les méprise, il leur en fallait, du bon vouloir et du désir pour se lancer dans cette aventure, alors un peu d’orgueil leur sied : eux-mêmes ne savaient trop sur quoi ouvraient ces portes ni s’il en existait qui aillent avec les clés. Il... [Lire la suite]
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vendredi 5 août 2016

104 - Intermezzo : bouteilles à la mer

BOUTEILLES A LA MERVoilà des années que j’empile les fiches écrites par Théolone le moine après avoir prétendu sur la première d’entre elles qu’il allait se taire, qu’il n’avait rien à dire de mieux que son silence. Pendant qu’à l’autre bout de la chaîne j’attends, il cherche, il craint, il doute. Coquetterie, hésitation, va savoir. Il faut bien commencer par son message du premier jour, car je sais aujourd’hui que son silence n’est pas pour demain, sinon des silences provisoire comme il en est en musique. Je me suis piégé tout seul... [Lire la suite]
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vendredi 5 août 2016

103 - CHAPITRE PREMIER . PLAYED TWICE

Premier jour. 21 avril 1999. Je m’appelle Théolone et je suis moine. Je vis dans la montagne, modeste montagne, quelques hauteurs qui me donnent l’illusion vite dissipée de dominer un peu. De ma fenêtre, j’aperçois la plaine où court la séparation, et la capitale au loin qui poudroie. Poussière, poussière, dois-je vraiment devenir un jour cette brume impalpable qui recouvre meubles et immeubles, folie et sagesse, ceux d’ici et ceux d’en face, ainsi qu’il est écrit ? Et que recouvrir alors, ou plutôt qui ? Quelque nymphe... [Lire la suite]
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dimanche 31 juillet 2016

102 - Intermezzo : Naissance - Théolone

NAISSANCETu ne peux t’en souvenir, de ce jour du premier flacon trouvé dans le sable, ce jour d’avril. Ce siècle avait quatre-vingt-dix-neuf ans. Tu étais vieille d’une heure, exactement. Si petite, si émouvante, si parfaite. Tu ne savais pas que c’était avril à Paris, le joli mois de la chanson, je ne savais pas encore qui tu serais, qui l’aurait su ? Je me souviens de la date du flacon puisque je l’ai inventée le jour même de ta naissance. Tu as fait venir les mots.Tu vas m’accompagner tout au long de ces anachroniques, c’est... [Lire la suite]
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samedi 30 juillet 2016

101 - Une si longue attente

  Voilà longtemps que le temps a continué sans moi. Et je crains que ce ne soit définitif. Tout ce qui me rattachait à un sens s'est effacé et je me laisse porter machinalement par la seule respiration, quoi d'autre pour ne pas mourir sur place ? Plus aucun écrit, plus aucune pensée qui vaille, l'oreille où faire couler mon cerveau s'est fermée, autant rester sec. Petite oreille de 12 années d'âge partie te faire pendre ailleurs, tu n'as plus voulu de moi et qu'importe que ce soit injuste ou logique, voulu ou téléguidé,... [Lire la suite]
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