LES ANACHRONIQUES

Mon nom est THEOLONE - Philosophie et bavardage

vendredi 8 juin 2018

207 - Vingt-sixième jour . Faux-semblants

7/18 – Il faut des règles autour de la naissance Je ne suis pas d’accord avec l’idée de la liberté du choix initial. Nous devons, pour vivre, accepter notre origine et le nom participe à la matérialisation de cette origine. Liberté ni pour les parents, ni pour le rond de cuir derrière son hygiaphone, ni pour quelque conquérant venu saccager le paysage. Le nom, il s’agit bien ici du patronyme, doit se transmettre sans aucun choix possible, selon une règle directe et simple, à Carrefour-sur-Gambette comme dans toutes les communes du... [Lire la suite]
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jeudi 7 juin 2018

206 - Vingt-cinquième jour . Le préalable

6/18 - Ici et ailleurs Le nom qu’on porte est un élément essentiel de notre identité ; c’est-à-dire de la perception que nous avons de nous-mêmes et que les autres ont de nous-mêmes, que nous avons de ce que les autres ont de nous. Le nom qu’on porte est à la fois une donnée individuelle et une donnée sociale. Essayez d’imaginer très fort que soudain on vous dise pour vos dix-huit ans que vous ne vous appelez pas Séraphine Trucmuche mais Gertrude Stein. Alors, heureuse ? Il faut dépasser les questions idéologiques de... [Lire la suite]
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mercredi 30 mai 2018

205 - Vingt-quatrième jour . Les autres

5/18 – Corps social. Petit point de sémantique : il y a autour de l’enfant qui naît toute une population qui vit ou qui survit. Pour désigner cette population et l’ensemble des liens qui maintient ensemble tout ce petit monde, tout ce grand ensemble, les proches et les lointains, j’ai choisi le terme de corps social. Le terme n’est peut-être pas très heureux, mais il m’a semblé moins chargé de sens préalable que les mots de peuple, de nation, de tribu, d’ethnie, et je ne citerai le mot race que pour mémoire parce que ce serait... [Lire la suite]
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jeudi 26 avril 2018

204 - Vingt-troisième jour . Intime conviction

  4/18.      On a voté une loi. La loi a été votée aux premiers temps du millénaire par de braves députés de droite sur un projet inventé par de braves députés de gauche et sous prétexte d’une directive européenne. Une loi pour faire du féminisme de bonne conscience. Mes objections précédentes sont inutiles. La nouvelle loi a tout prévu et nos sages ont barricadé l’avenir, il n’y aura pas de nom quadruples, l’élimination du trop plein de noms est organisée. Je comprends bien cette soudaine prudence... [Lire la suite]
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mercredi 4 avril 2018

203 - Vingt-deuxième jour . Ordre et désordre

3/18. Madame Bonemine Dumou et Monsieur Augustin Trucmuche ont la joie de vous faire part de la naissance de leur fille Séraphine. Séraphine comment ? Séraphine Trucmuche, Séraphine Dumou, Séraphine Trucmuche-Dumou, Séraphine Dumou-Trucmuche ? Nous sommes à la première génération, je peux encore aligner tous les cas possibles. Au nom sacré de la Liberté, on va m’expliquer que Madame et Monsieur ont tous les choix à leur disposition ; au nom sacré de l’Egalité, on va m’expliquer que le choix du nom double est le seul... [Lire la suite]
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mercredi 28 mars 2018

202 - Vingt-et-unième jour . Du nom et des noms

2/18.    Nommer son enfant. Pour ne pas s’engager sur une fausse piste, il faut éviter de confondre le nom qui s’échange dans un couple, et le nom que le couple donne à l’enfant. Bien entendu, les deux situations sont liées et les usages sont encore bien figés qui donnent un nom unique à tout le petit monde de la famille, père mère enfants. Ces usages sont grignotés par les comportements n’en déplaise aux idolâtres d’un passé révolu, auxquels on ne manquera pas de m’associer pour éviter de réfléchir. Il faut bien... [Lire la suite]
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lundi 26 mars 2018

201 - CHAPITRE SIXIEME . AU NOM DU PERE 1ère partie (vingtième jour)

  Vingtième jour : Un tabouret incertain.   1/18 - Le 16 février 2005. Préambule Le vent glacial de février balaie la place publique. Parfois un ombre furtive, les épaules enfoncées, contourne les piliers et s'évanouit. La fontaine est sèche, les services municipaux l'ont coupée par crainte du gel. Il fait presque nuit. J'avais pris ma respiration et mon petit tabouret, bien décidé à prononcer mon discours. Je n'ai l'air de rien ou plutôt je sais de quoi j'ai l'air, frigorifié sur le pavé luisant avec ce vent qui... [Lire la suite]
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lundi 26 mars 2018

200 - DEUXIEME PERIODE

LES ANACHRONIQUES .
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lundi 12 mars 2018

137 - Intermezzo : La fillette et la fin du monde

--« mamie et toi avaient dit des choses sur maman. j'ai donc décidé de faire une croix sur vous deux. papa vous en avez déjà parlé deux fois pendant une heure. donc voilà c'est décidé. papa et maman sont d'accord avec moi. donc adieu » -- « même si tu réponds en t'excusant (ce qui m'étonnerait) votre vie et la mienne se sont séparées. Dans ceux que j'aime, personne je dis bien PERSONNE n'a jamais rien dit de méchant sur papa ou maman. Or, vous ne faites pas parti de ceux que j'aime ». -- J’ai exactement tout... [Lire la suite]
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dimanche 4 mars 2018

136 - Dix-Neuvième jour . Bis repetita placent

Comme autour d’un totem une chaude nuit d’été indien, je tourne autour de l’idée de mort, la seule qui nous donne notre universalité humaine avec, Lapalisse ne m’aurait pas contredit, le fait de la naissance. Un fait pour commencer, une idée pour finir. Je fais le pari que l’universel n’existe que par ce court intervalle, ce petit laps de temps entre le fait et l’idée, le fait d’être né pour ceux qui savent qu’ils sont, l’idée de la mort pour ceux qui y ont accès. Pourquoi sinon écrire ? Pourquoi le mâle aurait-il à ce point... [Lire la suite]
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