LES ANACHRONIQUES

Mon nom est THEOLONE - Philosophie et bavardage

mardi 7 octobre 2008

22.9 - Egalité.

Cent vingt-et-unième jour. Egalité. Alors, comment faire ? Je suis le petit malin qui tanne et qui demande sans cesse le pourquoi du comment, qui attend sa solution sur un plateau d’agent avec cloche assortie pour garder chaud. Je connais mon Moine, il va se défiler ; une fois énoncés ses grands principes, il ne mettra pas les mains dans le cambouis, comme disent ceux qui agissent n’est-ce-pas. Agir, c’est tout ce qu’ils savent faire car ils ne savent pas où ils vont. Tels l’imbécile du chinois, ils regardent... [Lire la suite]
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mercredi 1 octobre 2008

22.82 – Les invasions barbares.

Il y va fort. Sous couvert de concurrence, il veut résoudre en deux pages la question de l’immigration, mais je sais qu’il me répondrait qu’il n’y a pas de question d’immigration mais des questions de migrations. Les migrations politiques, depuis toujours très secondaires en quantité, et désormais devenues négligées en symbolique, qu’importe d’accueillir un opposant écrivain, journaliste, avocat ou syndical, surtout s’il est visible, n’est-ce-pas. Les migrations économiques dont notre monde fut si friand et l’est... [Lire la suite]
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dimanche 14 septembre 2008

22.81 - Les barbelés du bonheur.

Suite du cent-vingtième jour. Seconde enceinte. Alors nombreux sont ceux qui viennent récupérer chez nous ce qu’ils ont perdu. Tant que cette justice là ne sera pas rendue, nul ne pourra revendiquer la moindre concurrence qui tienne. Récupérer ce que notre monde leur a pris au nom de divers prétextes que je peine à nommer valeurs. A nous de réparer les fautes des pères, ensemble dans notre monde, et qu’on se garde de le demander à moi seul. La Civilisation que nous prétendons défendre ne se défendra qu’à ce prix,... [Lire la suite]
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lundi 8 septembre 2008

22.81 – Les barbelés du bonheur.

Début du cent-vingtième jour. On ne m’y reprendra plus, à chanter du Bobby Lapointe, faux. Pire.   Première enceinte.   Une autre frontière vient brouiller mon omelette, la frontière de ma société que je rêve de faire vivre de ma concurrence libre, cette concurrence qui fait partie de ma société, en admettant que ma question du minimum ait trouvé sa réponse, en admettant que nous lui ayons trouvé une réponse. Vais-je installer des barbelés, des centres de rétention, des retours en avion enveloppés... [Lire la suite]
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dimanche 7 septembre 2008

22.8 - Les frontières.

Cent vingtième jour. Il est temps de changer de journée. Le moine n’a pas fini d’errer et je crois bien qu’il s’est perdu en chemin. Voilà des mois qu’il traîne dans cent dix-neuf ce que plus rien ne justifie, même s’il pense n’avoir pas tout dit dans son unité de temps. Je décide qu’il lui faut accepter que demain il a fait jour et qu’il peut continuer sans attendre le bout de sa nuit.   « T’as pas t’as pas t’as pas tout dit t’as pas tout dit à ta doudou t’as des doutes et tu dis pas tout et c’est toi qui l’a... [Lire la suite]
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samedi 16 août 2008

22.72 – Vieilles lunes.

Cent-dix-neuvième jour, toujours. J’attends les courants, puisqu’il me le demande. Je comprends qu’il a du mal et qu’il ne va pas bien. Mais j’ai ma petite pile de fiches, et je vais continuer sans attendre qu’il se réveille, qu’il se rebelle, qu’il saute dans la mer du haut de la falaise pour rejoindre Aphrodite. Et dites le lui encore : il n’y a pas de lois naturelles, il n’y a que des lois de la physique. Je reste chiffonné. Je crois bien avoir laissé derrière moi une insuffisance. Un peu comme si,... [Lire la suite]
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jeudi 31 juillet 2008

22.71 – David et Goliath.

Cent-dix-neuvième jour. Dans la première des bouteilles qui viennent de s’échouer, il me fait un clin d’œil. La concurrence, le fort contre le faible, le costaud contre le malingre, le rouleau compresseur contre l’escargot. David contre Goliath. Seraient-ce des justifications à la concurrence, ces histoires où le perdant n’est pas celui qu’on attendait ? Parce que ce ne sont que des histoires qu’on nous a racontées, finalement, et qu’il suffit de les croire. 1. David et Goliath. Il faut mettre les points sur les zi. Ce sera... [Lire la suite]
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dimanche 27 juillet 2008

22.7. SURVIES.

  PROLOGUE. Alors il y eut une grande marée et un tas de bouteilles s’est déposé juste au pied du rocher, là sur le gauche, près de la maison du crime, où je les trouve le plus souvent. Je la nomme ainsi, la maison, parce qu’elle y ressemble vraiment, murs de grosses pierres sombres même pas du pays, toits entremêlés et pointus plus que le voudrait l’architecture locale, une de ces fantaisies années trente avec balcon en fausses lianes de béton, quelques aciers apparents et rouillés face aux embruns, haie épaisse ne... [Lire la suite]
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mercredi 16 juillet 2008

22.64 – La liberté du choix.

Cent dix-huitième jour (suite). Evidemment, s’il se jette sur toutes les digressions qui passent, on n’y arrivera jamais. Il peut toujours se plaindre qu’il n’a pas le temps, le moine. Liberté de l’offre, minimum vital, droits fondamentaux, survie, tous ces passages obligés, qui devront s’épanouir dans la liberté du choix, et si je l’ai bien compris, sans se tourmenter sur ce qui peut nous conduire à choisir sans qu’on le veuille vraiment, car là est notre vie à nous, notre secret et notre ressort : le Moine ne s’en occupera... [Lire la suite]
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lundi 9 juin 2008

22.63 – Minimorum.

Cent dix-huitième jour (suite).     Il s’en est passé, du temps, avant qu’arrive la fiche, et pourtant c’est toujours la même journée, la cent dix-huitième journée. La liberté de l’offre est habillée pour l’hiver, mais en face il lui faut la liberté du choix, pour que ces deux libertés puissent constituer un concurrence libre. Il va falloir supposer qu’un choix soit libre, et que les mouvements secrets de l’âme qui rendent suspects toute velléité de libre arbitre puisse être considéré comme faisant partie des raisons,... [Lire la suite]
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