<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>MON NOM EST THEOLONE</title><link>http://theolone.canalblog.com/</link><description>Les chroniques de Th&#xe9;olone.
Chroniques anachroniques d&apos;un moine inconnu au bataillon sur la vie comme elle va.
Banalit&#xe9;s et lieux communs en pagaille.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Wed, 09 Dec 2009 21:47:35 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>22.15 - MONSIEUR NOBEL. #4 : Le monsieur habill&#xe9;.</title><dc:creator>andremriviere</dc:creator><link>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/12/09/16089712.html</link><category>CH.22 - MONEY JUNGLE</category><category>capital</category><category>r&#xe9;sistance</category><category>traideur</category><category>&#xe9;coute</category><comments>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/12/09/16089712.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://theolone.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16089712/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://theolone.canalblog.com/archives/2009/12/09/16089712.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;em&gt;Quand l’histoire prend tournure. Tu n’as pas oubli&#xe9; que nous en sommes encore au cent-vingt-septi&#xe8;me jour, bien s&#xfb;r. Il m’a fallu pourtant tout recompter mes fiches.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#339900&quot;&gt;Cent-vingt-septi&#xe8;me jour (suite).&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;Monsieur Nobel se leva et l’accueillit. Il la fit se poser dans un fauteuil confortable o&#xf9; elle se tint droite. Elle remarqua que la chaise de Monsieur Nobel &#xe9;tait assez basse ce qui mettait son regard &#xe0; son niveau, elle en con&#xe7;ut de la gratitude sans trop comprendre pourquoi. Elle ignorait qu’un banquier courant l’aurait laiss&#xe9; choir dans un fauteuil profond, d’o&#xf9; elle n’aurait pu se lever seule, et que, m&#xea;me nabot assis il pouvait toiser de haut, en supposant qu’elle ait pu &#xea;tre un jour re&#xe7;ue par une de ces ordures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui mon prince, je les mets tous dans le m&#xea;me sac. Ces derniers temps ils ont bien montr&#xe9; qui ils sont, et ce qu’ils sont pr&#xea;ts &#xe0; renier pour quelques dollars de plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Nobel dit : &#xab; je vous &#xe9;coute &#xbb;. Elle avait eu le temps de repasser mille fois toutes les r&#xe9;ponses &#xe0; toutes les questions qu’il allait poser. Mais il n’en posa pas, il &#xe9;coutait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne sachant plus o&#xf9; commencer, elle s’embrouilla ; elle raconta sa vie, sa non-vie, le mari qui part &#xe0; la ville et ne revient pas, dont elle pense qu’il ne reviendra jamais s’il vit. L’oc&#xe9;an qui monte mois apr&#xe8;s mois, temp&#xea;te apr&#xe8;s temp&#xea;te, et les poules trop vieilles. Deux vivent encore, une est fum&#xe9;e et la derni&#xe8;re a &#xe9;t&#xe9; mang&#xe9;e, m&#xea;me les os qu’il a fallu longtemps laisser bouillir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire des poules n’a pas plu au monsieur. Je ne peux rien faire pour vous, madame, je ne fais rien pour ceux qui mangent leur capital. Je ne suis pas un humanitaire, un philanthrope, un g&#xe9;n&#xe9;reux donateur comme on dit. Je suis banquier et je veux faire des affaires, rentrer dans mes sous. Vous comprenez, madame, si je vous donne de quoi manger, vous allez vivre pendant dix jours, un mois, un an, selon mon humeur, puis vous mourrez de faim. J’ai besoin que vous viviez beaucoup plus longtemps, j’ai besoin de vous voir capable de me rembourser mois apr&#xe8;s mois pendant longtemps, tr&#xe8;s longtemps, jusqu’au terme convenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monsieur fron&#xe7;ait ses sourcils broussailleux et avait l’air pr&#xe9;occup&#xe9;. &#xab; Pour qui me prenez-vous ? &#xbb; ajouta-t’il. Mais la discussion dura longtemps, la femme avait retrouv&#xe9; sa r&#xe9;partie devant la mauvaise humeur, plus habituelle pour elle que la bienveillante &#xe9;coute. Une discussion mal commenc&#xe9;e peut ainsi durer longtemps si chacun prend soin d’&#xe9;couter, c’&#xe9;tait le savoir-faire de l’un et le besoin de l’autre. Monsieur Nobel avait raison, on ne plaisante pas avec un banquier et on doit &#xea;tre s&#xfb;r de pouvoir rembourser le pr&#xea;t avant de souscrire.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;La femme avait fait tous ses calculs dans sa t&#xea;te et Monsieur Nobel l’admira de ce qu’il appelait une &#xe9;tude de March&#xe9; et une analyse de risques, et qu’elle ne pouvait m&#xea;me pas d&#xe9;signer ne connaissant pas les mots. Monsieur Nobel n’avait pas besoin qu’on lui jargonne dans la figure pour savoir la valeur des mots qu’on lui disait, il avait r&#xe9;cemment d&#xe9;fenestr&#xe9; un blanc-bec de traideur sorti d’HEC qui lui p&#xe9;rorait des anglicismes &#xe0; longueur de phrase pour le convaincre de lui verser des millions l&#xe0; tout de suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne dira jamais assez la laideur des traideurs.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 09 Dec 2009 18:26:00 GMT</pubDate></item><item><title>22.15 - MONSIEUR NOBEL. #3 : La femme nue.</title><dc:creator>andremriviere</dc:creator><link>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/11/19/15861557.html</link><category>CH.22 - MONEY JUNGLE</category><category>capital</category><category>lait</category><category>poules</category><category>vestibule</category><comments>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/11/19/15861557.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://theolone.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15861557/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://theolone.canalblog.com/archives/2009/11/19/15861557.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;em&gt;Ne changeons pas de jour. Monsieur Nobel n’est pas encore en service, il faudra avaler la fable jusqu’au bout.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;em&gt;Il &#xe9;tait une fois deux villages dans un pays d&#xe9;sh&#xe9;rit&#xe9; &#xe0; l’avenir incertain. L’oc&#xe9;an monte d’un m&#xe8;tre gr&#xe2;ce &#xe0; nos fureurs d&#xe9;pensi&#xe8;res et le pays se noie, prisonnier des eaux venues des montagnes et des vagues venues de la mer. En attendant le grand bain final, il faut survivre. Les hommes attendent que leurs femmes les nourrissent et, s’ils ne sont pas satisfaits, partent se vendre comme esclaves dans les usines de la ville, usines fra&#xee;chement d&#xe9;barqu&#xe9;es des d&#xe9;localisations venues de loin.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; color=&quot;#006600&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;Cent-vingt-septi&#xe8;me jour, suite.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;Ils se trompent, les d&#xe9;localisateurs fous, ils ont pens&#xe9; au lendemain des bas salaires qui chantent, ils ont oubli&#xe9; le surlendemain des machines qui d&#xe9;raillent dans l’humidit&#xe9; et le mauvais entretien, de l’&#xe9;volution des techniques qu’ils ne pourront suivre, des routes d&#xe9;fonc&#xe9;es emp&#xea;chant l’arriv&#xe9;e des mati&#xe8;res de base et ralentissant l’export du produit, et toutes ces choses qu’on oublie si vite quand on croit &#xe0; la vertu du seul bas salaire, toute honte bue et toute incomp&#xe9;tence en banni&#xe8;re.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne parle jamais du retour piteux des patrons partis un dimanche en secret laissant sur le carreau des centaines de familles d&#xe9;sempar&#xe9;es. Ils auront laiss&#xe9; le malheur derri&#xe8;re eux, partout o&#xf9; ils seront pass&#xe9;s, avec leurs petites formules comptables apprises dans les &#xe9;coles le nez sur la page blanche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les hommes partis, les femmes restent seules avec les enfants &#xe0; guetter la mont&#xe9;e des eaux, &#xe0; se r&#xe9;fugier sur les digues, les monticules, &#xe0; concentrer les villages dans leurs derniers retranchements. Chacune a son lopin de rizi&#xe8;re, ses trois poules. Un coq de village fait la tourn&#xe9;e de temps en temps pour que poussins et poulets il y ait le septi&#xe8;me jour. La plus riche a une vache et il faut trouver des roupies pour un peu de lait d&apos;elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors chaque jour, il faut trimer, gratter, courir, prot&#xe9;ger la r&#xe9;colte et n&#xe9;gocier ce qui manque. Des heures et des heures de sueur et de douleurs pour quelques gicl&#xe9;es de lait. Au bout du village se trouve la derni&#xe8;re maison, sans derni&#xe8;re maison le village n’aurait pas de bout. L&#xe0; vit celle qui avait un lopin mais la mer est d&#xe9;j&#xe0; mont&#xe9;e de dix centim&#xe8;tres et le riz ne vient pas dans l’eau sal&#xe9;e, elle n’avait pas la force de remonter son petit barrage contre vents et mar&#xe9;es ni les roupies de le faire faire par d’autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Affam&#xe9;e, il lui restait &#xe0; manger ses quatre poules, trop vieilles pour les œufs et que le coq d&#xe9;daignait ; elle a tenu plus que n’importe lequel d’entre nous aurait tenu dans sa situation. Des semaines, &#xe0; ce qu’on m’a dit. Mais elle avait compris le film et personne n’avait besoin de l’emmener dans une &#xe9;cole pour qu’elle comprenne ce que signifiait manger son capital.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, d&#xe8;s la deuxi&#xe8;me poule, qu’elle fuma pour la conserver mangeable &#xe0; son retour, elle alla trouver Monsieur Nobel, &#xe0; la grande ville des usines. Elle s’assit dans le vestibule o&#xf9; des nattes &#xe9;taient dispos&#xe9;es. De nombreux pauvres &#xe9;taient l&#xe0; aussi, &#xe0; attendre. Certains avaient d&#xfb; avaler leurs derni&#xe8;res roupies pour ressembler &#xe0; ce qu’ils croyaient &#xea;tre l’homme d’affaire, costume et cravate tr&#xe8;s incommodes dans cette chaleur. Tr&#xe8;s dignes, ils &#xe9;taient pieds nus sous leur pantalon trop long.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait surtout des femmes et leurs &#xe9;toffes color&#xe9;es faisaient comme un tableau abstrait au regard du photographe esth&#xe8;te et indiff&#xe9;rent, moins qu’on croit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle attendit trois jours et trois nuits. De temps en temps, la secr&#xe9;taire discr&#xe8;te install&#xe9;e au fond derri&#xe8;re un petit bureau d’acajou &#xe9;clair&#xe9; de la lueur verd&#xe2;tre de l’&#xe9;cran, lui portait une tasse de th&#xe9; avec quelques copeaux de miel, comme aux autres. Elle aurait pu tenir un an &#xe0; attendre, il n’y avait aucune autre issue que l’entr&#xe9;e du vestibule travers&#xe9;e &#xe0; son arriv&#xe9;e et la porte du bureau de Monsieur Nobel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son regard lui disait que le petit panneau dor&#xe9; plac&#xe9; sur cette porte comportait le mot &#xab; VIE &#xbb;. Alors elle attendait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son tour vint. Juste avant de franchir la porte du paradis, elle aper&#xe7;ut dans le vestibule sa cousine qui attendait aussi, venue du village voisin. Sa cousine habitait la derni&#xe8;re maison au bout du village voisin.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 19 Nov 2009 21:18:00 GMT</pubDate></item><item><title>22.15 - MONSIEUR NOBEL. #2 : Le trublion de ces dames.</title><dc:creator>andremriviere</dc:creator><link>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/10/27/15592904.html</link><category>CH.22 - MONEY JUNGLE</category><category>ang&#xe9;lisme</category><category>microcr&#xe9;dit</category><category>oboles</category><category>syst&#xe8;me</category><comments>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/10/27/15592904.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://theolone.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15592904/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://theolone.canalblog.com/archives/2009/10/27/15592904.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; color=&quot;#003300&quot; size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cent-vingt-septi&#xe8;me jour (suite).&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;La pure sp&#xe9;culation mentale fatigue et les plus beaux concepts s’&#xe9;crasent dans le quotidien, dans la glaise, dans le trivial ; ainsi nos meilleurs math&#xe9;maticiens font des formules magnifiques et, lors de l’application num&#xe9;rique, tombent de leur haut devant la catastrophe pourtant inscrite dans le factoriel cach&#xe9;. Ils se sauvent, nient leur r&#xf4;le, il n’y a plus personne. Ils ignoraient que ces formules &#xe9;taient aussi meurtri&#xe8;res qu’un dommage collat&#xe9;ral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai lu des trucs sur le microcr&#xe9;dit, j’en ai entendu causer. Voil&#xe0; ma culture. Comme en mati&#xe8;re de douze cylindres dont je reconnais le chant et l’odeur, je saisis au passage ce qui m’a sembl&#xe9; bon &#xe0; saisir. Il est question de pr&#xea;ter aux pauvres, rien que ce d&#xe9;but m’intrigue, depuis quand pr&#xea;te-t-on aux pauvres ? Depuis qu’on a constat&#xe9; qu’on ne trouvait pas de rem&#xe8;de &#xe0; la pauvret&#xe9;, peut-&#xea;tre, non ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors poursuivons, la piste semble int&#xe9;ressante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors on pr&#xea;te aux pauvres plut&#xf4;t qu’aux riches, aux femmes plut&#xf4;t qu’aux hommes, des sommes ridicules pour des projets infimes &#xe0; des taux d&#xe9;risoires. Ce d&#xe9;but m’enchante,&amp;nbsp; il ressemble &#xe0; un coin de ciel bleu dans la temp&#xea;te incessante. Je ne suis qu’un moine qui vis d’oboles, qui ne vois pas plus loin que le caf&#xe9; d’en bas, ni plus haut que mon ami vigneron. Je n’ai rien lu des th&#xe9;ories du monsieur, je n’en connais que ce qu’on m’a dit de ses r&#xe9;sultats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On le rembourse rubis sur l’ongle, il ne conna&#xee;t pas de crise financi&#xe8;re, et ses d&#xe9;biteurs sont presque heureux, presque, je ne voudrais pas sombrer dans l’ang&#xe9;lisme. Ils toujours pauvres, mais d&#xe9;sormais ils savent qu’ils seront encore en vie la semaine prochaine gr&#xe2;ce &#xe0; leur projet infime, au lieu d’attendre la mort qui r&#xf4;de sous les pas des exploiteurs, des exproprieurs, des am&#xe9;nageurs, de d&#xe9;foresteurs, des ass&#xe9;cheurs. Le syst&#xe8;me fonctionne et va ainsi me servir d’exemple.&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 27 Oct 2009 22:33:00 GMT</pubDate></item><item><title>22.15 - MONSIEUR NOBEL. #1 : Une ferrari.</title><dc:creator>andremriviere</dc:creator><link>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/10/20/15512139.html</link><category>CH.22 - MONEY JUNGLE</category><category>farfelu</category><category>m&#xe9;canique</category><category>Nobel</category><category>propagande</category><comments>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/10/20/15512139.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://theolone.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15512139/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://theolone.canalblog.com/archives/2009/10/20/15512139.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;em&gt;Il ronchonne contre moi. J’ai l’habitude, c’est un peu devenu sa signature. Beaucoup d’&#xe9;criture pour ne pas aboutir, pour ne pas ass&#xe9;ner un je vous l’avais bien dit p&#xe9;remptoire et d&#xe9;finitif. Qui le conna&#xee;t sait bien qu’il ne construira pas la sculpture dont il a trac&#xe9; le contour, ce n’est pas lui qui d&#xe9;taillera le secret du cycle de Carnot pour que le moteur tourne rond. Il nous a laiss&#xe9; ses outils, et les plans sur la com&#xe8;te. A nous de nous approcher maintenant du cambouis.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#333366&quot;&gt;Cent-vingt-septi&#xe8;me jour.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;Va pour la m&#xe9;canique. J’ai accroch&#xe9; au grand panneau de l’atelier les tournevis par ordre croissant de longueur, plats, cruciformes, al&#xe8;nes, puis les cl&#xe9;s &#xe0; œil, les cl&#xe9;s &#xe0; pipe, les cl&#xe9;s &#xe0; molette, les pinces, la mini perceuse douze volts et le palmer. Sur l’&#xe9;tabli, il y a les plans, les engrenages, les pistons, les soupapes et, bien brillant bien propre un vrai sou tout neuf, en acier forg&#xe9; presque &#xe0; la main, le vilebrequin &#xe0; douze manetons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concurrence libre et non fauss&#xe9;e, libert&#xe9; &#xe9;galit&#xe9; fraternit&#xe9;, la contrari&#xe9;t&#xe9; source de toutes choses, voil&#xe0;. Il faut monter la m&#xe9;canique, il faut se l’approprier ; la grande erreur serait de la rejeter sous pr&#xe9;texte qu’elle a servi de pr&#xe9;texte, on ne saurait mieux en faire cadeau &#xe0; nos ennemis. Un douze cylindre est bien difficile mais bien plus beau que la peinture &#xe0; l’eau, il doit devenir outil &#xe0; notre service. Tu vois, nous sommes encore loin du but et je ne mettrai pas de roulettes &#xe0; tes semelles de plomb.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je vais te donner un exemple, c’est bien parce que c’est toi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant qu’&#xe0; &#xea;tre exemplaire, autant mettre dans ta besace un prix Nobel. Je te le disais, douze cylindres sinon rien. Ce sera un prix Nobel d’&#xe9;conomie, un peu suspect certes, ce prix l&#xe0; n’avait pas &#xe9;t&#xe9; imagin&#xe9; par Nobel et on l’a invent&#xe9; pour donner le change aux th&#xe9;ories fumeuses qui servent d’&#xe9;vidences &#xe0; la grande propagande universelle. Par une sorte de scrupule de derni&#xe8;re minute, la Nobel assembl&#xe9;e a accord&#xe9; son prix &#xe0; un farfelu milliardaire mais peu appr&#xe9;ci&#xe9; des propagandistes de l’&#xe9;vidence fallacieuse, &#xe0; l’inventeur indien du microcr&#xe9;dit. Je ne me souviens pas de son nom, l&#xe0; sous ma plume de clavier, mais je sais qu’il est indien et banquier, et qu’il est riche, et il m’a donn&#xe9; l’id&#xe9;e de mon exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa richesse est ce qui d&#xe9;range le plus ses confr&#xe8;res riches, car elle valide son point de vue, qui est &#xe9;conomique et non humanitaire. Tant que certains s’&#xe9;chinent dans l’humanitaire, on peut s’enrichir en toute bonne conscience dans le petit monde de l’&#xe9;vidence proclam&#xe9;e aux d&#xe9;pends de l’humanit&#xe9; qu’on se contente de secourir avec cam&#xe9;ras &#xe0; l’aff&#xfb;t. Mais qu’un trublion fasse fortune en faisant tourner le man&#xe8;ge &#xe0; l’envers, voil&#xe0; qui devient insupportable. Pour couronner le tout, le voici Nob&#xe9;lis&#xe9;. O&#xf9; va-t-on ?&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 20 Oct 2009 21:44:00 GMT</pubDate></item><item><title>22.14 - #4 : Concurrence et fraternit&#xe9;.</title><dc:creator>andremriviere</dc:creator><link>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/10/05/15321644.html</link><category>CH.22 - MONEY JUNGLE</category><category>choix</category><category>histoire vraie</category><category>les trois mots</category><category>triche</category><comments>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/10/05/15321644.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://theolone.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15321644/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://theolone.canalblog.com/archives/2009/10/05/15321644.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#669900&quot;&gt;22.14.4 – Fin du cent-vingt-sixi&#xe8;me jour.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;Trois mots.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;em&gt;Il ne faudra pas provoquer le moine avec le mot solidarit&#xe9;. Il n’aime pas ce mot. Il consid&#xe8;re qu’il est tr&#xe8;s insuffisant pour d&#xe9;crire le vivre ensemble qui permet &#xe0; une Soci&#xe9;t&#xe9; de fonctionner, et que les qu&#xe9;mandeurs de la Croix-Rouge n’ont jamais fait plus qu’offrir de la bonne conscience &#xe0; bon march&#xe9;. Je voudrais bien qu’il vous en parle lui-m&#xea;me, il m’a tant rebattu les oreilles. Il est n&#xe9;cessaire que la devise soit assez contradictoire pour qu’elle perdure, assez difficile &#xe0; comprendre pour que la R&#xe9;publique puisse s’y r&#xe9;f&#xe9;rer sans cesse tout en suivant la pente du monde qui roule Revenons &#xe0; nos femmes honorables.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Libert&#xe9;, &#xe9;galit&#xe9;, fraternit&#xe9;.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;Trois mots dans cet ordre, mais tous trois li&#xe9;s, aucun des trois ne peut se promener sans les autres sous peine de Dictature ou d’Anarchie, ce qui revient au m&#xea;me. Alors voil&#xe0;, un peu de fraternit&#xe9; pour la dame, s’il vous pla&#xee;t, qu’elle puisse faire la pute sans &#xea;tre d&#xe9;rang&#xe9;e, et faire ainsi librement concurrence aux femmes de la m&#xea;me rue, et de la m&#xea;me vie.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;Si mon exemple vous d&#xe9;range, sachez qu’il n’est pas moins pertinent que les histoires de berg&#xe8;re de nos grand-m&#xe8;res, qui pourtant ne connaissaient pas Hollywood. L’important pour moi est qu’elle ait eu et gard&#xe9; le choix de faire ou de ne pas faire ; ce que sa vie va maintenant devenir est ce qui lui appartient, je n’ai ni &#xe0; pr&#xe9;dire, ni &#xe0; juger. Eventuellement si je suis dispos&#xe9;, un jour ou dans une autre vie, j’inventerai son histoire qui ne sera m&#xea;me pas vraie.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;Toi et moi aussi, nous avons &#xe9;t&#xe9; en concurrence ; nous avons &#xe9;tal&#xe9; nos mots pour le dire. Je suis loin sur mon &#xee;le et tu as su combien valaient mes fiches. Tu as aussit&#xf4;t diminu&#xe9; ton prix pour attirer le chaland, tu as trich&#xe9; profitant de ma faiblesse distante. J’ignore si finalement tes mots seront mieux accueillis que les miens, mais toi tu as trich&#xe9; et la concurrence a &#xe9;t&#xe9; fauss&#xe9;e. Je ne t’en veux pas pour moi, tu sais comme j’ai du mal &#xe0; entrer dans ce monde d’agitation et je suis trop lent pour te courir apr&#xe8;s.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;J’ai appris &#xe0; me contenter de ma faiblesse, bien oblig&#xe9;.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;Mais je suis f&#xe2;ch&#xe9; pour ceux qui vont choisir entre nous. Ils ne verront pas la fausse monnaie et ce sont eux qui perdront au change. Non que je me sente sup&#xe9;rieur, l&#xe0; n’est pas la vraie question et tu vaux bien qu’on s’int&#xe9;resse &#xe0; toi, mais le choix ne sera pas celui qui convenait, peu importe qu’au fond il pourrait bien s’av&#xe9;rer plus judicieux.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;Ne sois pas dupe de ma politesse, je sais bien que je vaux mieux.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 05 Oct 2009 18:29:00 GMT</pubDate></item><item><title>22.14 - #3 : La femme honorable.</title><dc:creator>andremriviere</dc:creator><link>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/09/09/15015453.html</link><category>CH.22 - MONEY JUNGLE</category><category>fraternit&#xe9;</category><category>libert&#xe9;</category><category>soci&#xe9;t&#xe9;</category><category>&#xe9;galit&#xe9;</category><comments>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/09/09/15015453.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://theolone.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15015453/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://theolone.canalblog.com/archives/2009/09/09/15015453.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; color=&quot;#006600&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;Cent-Vingt-Sixi&#xe8;me jour (#3).&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#006600&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;em&gt;La vois-tu, la jeune immigr&#xe9;e de l’Est &#xe0; qui l’on aurait rendu la libert&#xe9;, dans nos rues d’hiver ? Certes moins rigoureuses que l&#xe0;-bas, mais toi aussi tu as besoin au moins d’un bon pull, ne me dis pas le contraire. Tu la vois, livr&#xe9;e &#xe0; elle-m&#xea;me apr&#xe8;s avoir &#xe9;chapp&#xe9; &#xe0; la police et &#xe0; ses gardes. Elle a bon dos, la libert&#xe9;, la libre concurrence, et ta th&#xe8;se se trouve en difficult&#xe9; maintenant que je t’ai pris aux mots que tu viens d’&#xe9;crire. Na&#xef;f ? Permets-moi de changer l’ordre des lettres, et de persiffler, niais.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soyons d’accord une fois pour toutes : la laisser partir &#xe0; la d&#xe9;rive dans les rues de la capitale sous pr&#xe9;texte de libert&#xe9; retrouv&#xe9;e, avec son fichu et son pull tricot&#xe9;, ne sera pas un cadeau. D’ailleurs la libert&#xe9; n’a jamais &#xe9;t&#xe9; un cadeau et ne doit jamais l’&#xea;tre, on n’offre pas la libert&#xe9; comme une cerise sur un fraisier, comme une bague de fian&#xe7;ailles, au demeurant plus proche de l’anneau d’attache que du tremplin d’envol. La libert&#xe9; se prend et se garde, la libert&#xe9; se d&#xe9;cide le jour o&#xf9; l’on n’en peut plus de ne pas l’avoir, f&#xfb;t-ce au risque de sa vie, et personne ne peut d&#xe9;cider &#xe0; ta place, personne ne peut te la donner si tu n’en veux pas, et pourquoi faudrait-il qu’absolument tu la veuilles ? Ta libert&#xe9; commence le jour o&#xf9; tu peux d&#xe9;cider si tu le veux contre mon avis pressant, de ne pas &#xea;tre libre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en toute connaissance de cause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas moi qui lui fais le cadeau de partir libre dans les rues. Elle a subjugu&#xe9; la police, je ne sais comment, elle a noy&#xe9; le passeur et ses complices, par magie ou par hasard, et la voici libre de sa libert&#xe9; conquise et je n’y suis pour rien. Mais elle n’est pas sauv&#xe9;e. Je dis seulement que si la Soci&#xe9;t&#xe9; veut rester coh&#xe9;rente avec son discours fondateur de concurrence libre et non fauss&#xe9;e, alors elle se doit de donner les moyens &#xe0; cette femme d’exercer son m&#xe9;tier avec les m&#xea;mes armes que ses concurrentes, quand ce serait le m&#xe9;tier de chair, le m&#xe9;tier de prostitu&#xe9;e, la catin de service, elle se doit de donner les armes qui permettront &#xe0; cette femme honorable de participer &#xe0; la vraie vie sans laquelle la Soci&#xe9;t&#xe9; dispara&#xee;trait, elle se doit de lui donner le langage, l’&#xe9;criture et la lecture, les comptes, et la table o&#xf9; s’asseoir et le lit pour se coucher. Je parle des bases de vie et non des instruments de travail, comprenez-moi bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi faudrait-il toujours prendre des airs d&#xe9;tourn&#xe9;s pour dire les choses ? J’aurais pu pour me rendre aimable parler de soudaine vocation ou de talent cach&#xe9;, de Pygmalion extralucide qui aurait tout compris rien qu’en la croisant &#xe0; l’angle du Boulevard Saint-Michel et de la rue des martyrs et qui la propulserait &#xe0; la fortune en deux temps trois mouvements hollywoodiens. Ou bien j’aurais pu prendre des exemples prestigieux, la petite main qui devient Coco, le petit mitron qui devient Bocuse, le pauvre petit orphelin qui devient Rockefeller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, elle est ce qu’elle est, et si elle n’est ni math&#xe9;maticienne ni violoniste virtuose, devant l’impuissance soigneusement pr&#xe9;m&#xe9;dit&#xe9;e de l’ANPE, elle est et reste pute. Elle doit faire ce travail l&#xe0;. Je dis qu’alors la Soci&#xe9;t&#xe9; se doit de lui permettre de faire ce m&#xe9;tier, et de lui fournir le n&#xe9;cessaire, pour manger et dormir propre, pour se regarder dans la glace chaque matin et ne pas avoir honte de l’&#xe9;pouvantail r&#xe9;fl&#xe9;chi. Quand de clairvoyants philosophes avaient associ&#xe9;s trois mots pour r&#xe9;sumer le tout, ils avaient choisi tout ce qui &#xe9;tait n&#xe9;cessaire ; peut-&#xea;tre suffisant aussi mais je n’en pas s&#xfb;r autant.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 09 Sep 2009 21:33:42 GMT</pubDate></item><item><title>22.14 - #2 : Concurrence de chair.</title><dc:creator>andremriviere</dc:creator><link>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/08/16/14762153.html</link><category>CH.22 - MONEY JUNGLE</category><category>enthomologie</category><category>libert&#xe9;</category><category>m&#xe9;tier</category><category>prostitu&#xe9;e</category><comments>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/08/16/14762153.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://theolone.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14762153/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://theolone.canalblog.com/archives/2009/08/16/14762153.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;em&gt;Il persiste et signe. Il fourgue sa concurrence lib&#xe9;ratrice.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; color=&quot;#006600&quot; size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cent-vingt-sixi&#xe8;me jour (suite)&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;T’en souviens-tu, au moins ? Tu m’avais reproch&#xe9; de ne plus poursuivre sur le chemin de la concurrence, et de tenter de d&#xe9;tourner l’attention en &#xe9;crivant ailleurs sur coq &#xe0; l’&#xe2;ne. Tu as trop vite pens&#xe9;, mes prostitu&#xe9;es n’ont pas crois&#xe9; tes pas distraits par hasard, elles sont une ces minusculit&#xe9;s dont l’examen me permet de mettre mon moulin &#xe0; l’eau pour moudre mon grain. Un monde que tu juges miteux et frelat&#xe9;, un monde de v&#xe9;rit&#xe9; o&#xf9; je trouverai bien un morceau de mon neurone, un monde exemplaire. Exemplaire, je te dis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Penche-toi un peu sur la fille &#xe9;maci&#xe9;e et apeur&#xe9;e. Tu l’as approch&#xe9;e, et son arrogance s’est vite envol&#xe9;e lorsqu’elle a compris que tu n’&#xe9;tais pas client mais entomologiste. Elle est soudain redevenue insecte sous ta loupe. Elle est englu&#xe9;e dans le monde de mon exemple, et se demande ce que nous lui voulons. Mais vous me voulez quoi, &#xe0; la fin, pleure-t-elle maintenant, j’ai mes journ&#xe9;es et mes nuits &#xe0; boucler et mon lot &#xe0; remettre dans deux heures. Laissez-moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne crains rien, ma belle. Nous en avons assez vu, mais nous reviendrons mieux arm&#xe9;s la prochaine fois. Nous te payons pour notre &#xe9;tude, et ce sera justice. Nous pourrons r&#xe9;fl&#xe9;chir &#xe0; ce qui s&#xe9;pare ton &#xe9;tat d’un autre &#xe9;tat, o&#xf9; sans changer de peau, tu te sentirais moins traqu&#xe9;e, moins insecte, tu te sentirais soudain humaine, comme ce jour d&#xe9;j&#xe0; lointain o&#xf9; tu es sortie pleine d’espoir de ton berceau affam&#xe9;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le seul moyen que la concurrence ait un sens dans ce monde l&#xe0;, ton monde dont je ne suis que le voisin un peu myope, seul moyen peut-&#xea;tre insuffisant mais en tout cas n&#xe9;cessaire, serait qu’on te laisse la libert&#xe9; de faire de la concurrence en exposant tes charmes comme tu l’entends, et que tu aies le choix du client. Autant aimer ce qu’on fait pour survivre, pour vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi faut-il que n&#xe9;cessairement tu sois contrainte &#xe0; n’user que de tes charmes charnels, n’&#xe9;tais-tu pas aussi peintre, math&#xe9;maticienne, philosophe ou plombi&#xe8;re, ou violoniste virtuose dans ton ancienne vie d’impasse ? Oublions un instant ces possibilit&#xe9;s na&#xef;ves et trop commodes, ne changeons pas ton m&#xe9;tier, ils sont tous l&#xe0; &#xe0; attendre le coup de th&#xe9;&#xe2;tre qui te fera entrer dans la respectabilit&#xe9; et justifiera tous les apitoiements. Je n’en veux pas, de vos airs &#xe9;mus devant la belle m&#xe9;connue, elle est pute et allez vous rhabiller. Et pourquoi voudriez-vous qu’elle soit belle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu vois, elles s’en vont, les &#xe2;mes compatissantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans de telles na&#xef;vet&#xe9;s et sans changer de m&#xe9;tier, qui sait alors si tu ne pourrais mettre en jeu la concurrence &#xe0; ton profit, libre de la police qui te dit sans papier, libre du proxo qui les a br&#xfb;l&#xe9;s ? Qui sait ce qu’en penserait alors la mondaine derri&#xe8;re ses barreaux dor&#xe9;s, derri&#xe8;re ses gardes du corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dr&#xf4;le de mot pour une prostitu&#xe9;e, garde du corps.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 16 Aug 2009 21:42:00 GMT</pubDate></item><item><title>22.14 - #1 : Le retour des filles de joie.</title><dc:creator>andremriviere</dc:creator><link>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/08/08/14684483.html</link><category>CH.22 - MONEY JUNGLE</category><category>aveugle</category><category>filles</category><category>logigrammes</category><category>roi</category><comments>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/08/08/14684483.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://theolone.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14684483/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://theolone.canalblog.com/archives/2009/08/08/14684483.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; color=&quot;#006600&quot; size=&quot;5&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Cent-vingt-sixi&#xe8;me jour.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;em&gt;Les lenteurs des mar&#xe9;es donnent du flou. Mais si la poste
est plus rapide parfois, il lui arrive de ne jamais livrer son devoir. La mer
n’oublie jamais les noyades interdites ; t&#xf4;t ou tard, les cadavres
s’&#xe9;chouent avec leur pass&#xe9; et je les ramasse avec Anne Roussel et Suzanne Flon.
Si l’on s’&#xe9;tonne des d&#xe9;rives et des d&#xe9;dales, il faut se souvenir que ce qu’on
engrange en tournant en rond finira par donner le grain, le germe, que s&#xe8;me
notre moine.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;em&gt;
Lui-m&#xea;me ne retrouve pas toujours ses petits, mais il te
fait confiance, tu trouveras la sortie, au milieu de ce qui te para&#xee;t des
redites ou des d&#xe9;tours, des d&#xe9;dits et des retours, comme si tu repassais par la
m&#xea;me case sur l’&#xe9;chiquier de la rumination, pour mieux revoir et mieux
d&#xe9;couvrir ce que tu n’avais pas vu la premi&#xe8;re fois. Ouvre l’œil, on ne se
baigne jamais dans le m&#xea;me fleuve disait l’autre &#xe9;nergum&#xe8;ne sur sa bouse.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;em&gt;
&lt;strong&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;Le retour des filles de joie.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;Avec ton &#xe9;tal au rabais et mon auvent &#xe0; paroles, nous nous
faisons concurrence. Je fais l’indiff&#xe9;rent mais je sais que j’ai besoin de
toi ; comment lirait-on mes fiches si tu ne les sortais de la bouteille
que tu ramasses ? Je connais tes pens&#xe9;es, c’est moi qui les ai construites
avec mes mots. Tu racontes autour de toi que je m’&#xe9;gare, que je rame, que je
d&#xe9;daigne, que j’entrelace mon chemin comme l’ogre entra&#xee;ne les enfants au fond
de la for&#xea;t. Tu m’accuses de ne plus pouvoir me d&#xe9;p&#xea;trer du discours de la
concurrence et de d&#xe9;tourner l’attention par des &#xe9;loges de la prostitution, ou
pire qu’un &#xe9;loge, par sa banalisation.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;
C’est tr&#xe8;s commode, homme, de banaliser la prostitution. Le
coup de la putain au grand cœur on nous l’a fait mille fois. Voil&#xe0; ce que tu me
chuchotes.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;
Je n’ai cure de tes reproches. Je t’envoie mes bouteilles &#xe0;
fiches et tu t’en d&#xe9;brouilles. Tu recopies ce que tu d&#xe9;chiffres, tu penses ce
que tu veux, je m’en voudrais de r&#xe9;duire ta libert&#xe9; de lecteur par des
explications vaines, des fl&#xe8;ches sur des logigrammes, des images pour de vrai
et des preuves par l’œuf. Tu lis ce que tu lis.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;
Nous sommes immerg&#xe9;s jusqu’au cou dans la concurrence
fauss&#xe9;e, et nous en sommes rendus aveugles. Tu ne l’as pas remarqu&#xe9; toi-m&#xea;me et
tu prends pour argent comptant ce qui rel&#xe8;ve du d&#xe9;sir ou du projet, tu en oublies
les r&#xe8;gles sans lesquelles tout ceci n’est que poudre au nez. Nous y
sommes : mes exemples et m&#xe9;taphores auraient d&#xfb; t’alerter, ces concurrences
qu’on voit de toute part n’en sont pas, elles ne m&#xe9;ritent pas ce nom.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;
La pute de haut vol fait-elle concurrence &#xe0; la catin
triste ? Tu sais bien que non, et pr&#xe9;tendre que leur sort si diff&#xe9;rent
rel&#xe8;ve d’un juste &#xe9;quilibre entre les m&#xe9;ritants et les autres, entre le perdant
et le vainqueur, est une tricherie. Voil&#xe0; ce qui doit &#xea;tre redit.
&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 08 Aug 2009 09:57:00 GMT</pubDate></item><item><title>22.13 - La vigne et le pr&#xe9;cipice.</title><dc:creator>andremriviere</dc:creator><link>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/07/12/14378433.html</link><category>CH.22 - MONEY JUNGLE</category><category>Aphrodite</category><category>b&#xe9;ton</category><category>Interm&#xe8;de</category><category>vigneron</category><comments>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/07/12/14378433.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://theolone.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14378433/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://theolone.canalblog.com/archives/2009/07/12/14378433.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;Paradoxe constant de nos dirigeants : ils aimeraient tant diriger sans contredits, sans mauvais esprits, sans ricanements dans les cours et les th&#xe9;&#xe2;tres, sans rires. Mais sans rien de cela, ils ne dirigent plus rien, ils ont l’ivresse d’un instant, un an, dix ans, cent ans, puis tout se d&#xe9;lite et s’effondre, en douceur parfois, dans le sang souvent. Parce que le conflit, le lutte, le d&#xe9;bat, les barricades et les contestations sont bien plus n&#xe9;cessaires aux gouvernants que les dos courb&#xe9;s et les tapis rouges, les courtisans et les spadassins, et je ne nommerai personne mais faites la liste, c’est si facile au fond.&lt;br /&gt;Je m’inqui&#xe8;te un peu, je relis ma bouteille &#xe0; la mer. Tout va bien et si ma route est sinueuse ce n’est que pour profiter plus longtemps du paysage.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#339900&quot;&gt;Cent-vingt-cinqui&#xe8;me jour.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;En ce mois d’avril d’alors, les cerisiers d’altitude fleurissent. Les hirondelles de printemps arrivent chaque jour plus nombreuses, actives et insatiables. Les insectes n’ont qu’&#xe0; bien se tenir, ils ne font pas long feu. Faut-il les plaindre ou s’en r&#xe9;jouir, moi dont la peau les attire ? Il y en aura toujours assez pour me d&#xe9;vorer et nourrir de mon sang les migrateurs affam&#xe9;s. Mais ne les d&#xe9;truisez pas avec votre chimie, de gr&#xe2;ce, sinon les hirondelles p&#xe9;riront &#xe0; leur tour et j’en perdrais mon fameux geste gracieux de grattage la t&#xea;te en l’air.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vais pas laisser &#xe9;chapper cette nouvelle aurore : je monte au col, d&#xe9;laissant le village assoupi et ma tasse de caf&#xe9;, je monte parmi les fleurs fragiles du bord du chemin qui le tapissent de neige, et j’atteins le versant sud o&#xf9; j’aper&#xe7;ois, en contrebas, les rangs de vigne au bord de la falaise qui sagement suivent les courbes de niveau. Au-del&#xe0;, le pr&#xe9;cipice, le sol aride, et le mur de b&#xe9;ton des h&#xf4;tels au ras de l’eau d’o&#xf9; viennent mes visiteurs du jour. Le vin divin ne peut na&#xee;tre ainsi qu’au bord du gouffre ; le jour o&#xf9; croulera la falaise, les touristes seront &#xe9;cras&#xe9;s dans leur b&#xe9;atitude et le vin coulera &#xe0; flot, et tout sera entra&#xee;n&#xe9; dans le berceau d’Aphrodite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir tombe. Je n’arr&#xea;te chez mon ami vigneron. Pour moi, il puisera avec sa grande louche un peu du nectar des Dieux, celui qui travaille encore dans le foudre &#xe0; couvercle, celui qui attend l’oxyg&#xe9;nation parfaite, et nous boirons cet &#xe9;lixir inachev&#xe9; en nous racontant nos prostitu&#xe9;es d’autrefois, celles qui nous ont appris &#xe0; na&#xee;tre, &#xe0; vivre, &#xe0; aimer, &#xe0; mourir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que tu ne sauras jamais.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; color=&quot;#ff0000&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ecrit en 1999.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 12 Jul 2009 18:22:00 GMT</pubDate></item><item><title>22.12 - #2 H&#xe9;raklite et Montesquieu.</title><dc:creator>andremriviere</dc:creator><link>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/07/08/14328552.html</link><category>CH.22 - MONEY JUNGLE</category><category>collectif</category><category>d&#xe9;mocratie</category><category>fraternit&#xe9;</category><category>individuel</category><comments>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/07/08/14328552.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://theolone.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14328552/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://theolone.canalblog.com/archives/2009/07/08/14328552.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;em&gt;J’avais bien soup&#xe7;onn&#xe9; sa ruse, il feignait de se perdre en chemin, sans l&#xe2;cher son id&#xe9;e invendable. Les myst&#xe8;res de ses d&#xe9;rives &#xe9;taient cousus de fil blanc, gagner du temps, pr&#xe9;parer les esprits peut-&#xea;tre, ou la peur toute simple de sa logique. La concurrence entre personnes n’est pas un mal en soi, contrairement &#xe0; ce que la pens&#xe9;e facile se compla&#xee;t &#xe0; &#xe9;ructer. C’est une question d’&#xe9;quilibre et de respect, peut-&#xea;tre une question de fraternit&#xe9;, qu’il &#xe9;vite de nommer pour l’instant. Le fera-t-il ? Le sol est mouvant, le sable en suspension, je pose bien mes pieds derri&#xe8;re les siens, je guette chaque virgule, chaque d&#xe9;tour, chaque saut. Il le r&#xe9;p&#xe8;te tant, que la concurrence collective en est le pendant, la suite logique et n&#xe9;cessaire, et que l’une ne peut exister sans l’autre. Il vous l’&#xe9;crit, lisez.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#666600&quot;&gt;La suite du cent-vingt-quatri&#xe8;me jour.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;Ai-je &#xe9;crit d&#xe9;j&#xe0; sur les concurrences collectives, entre familles, quartiers, villes, r&#xe9;gions, pays, continents ? Entre groupes vaguement unis, entre partis dissemblables ou ressemblants, entre coteries, clubs, compagnies, syndicats, tout ce que notre besoin du groupe a pu inventer comme noms pour d&#xe9;signer le groupe. N’est-ce-pas la seule concurrence lib&#xe9;ratrice, la seule qui nous sauve, la seule qui puisse t&#xf4;t ou tard nous faire &#xe9;chapper au complot des sournois et des tricheurs qui nous gouvernent ? Encore ce n&#xe9;cessaire conflit, sans lequel aucune soci&#xe9;t&#xe9; n’est possible, encore un petit bout du doigt d’H&#xe9;raklite qui vient nous rappeler &#xe0; l’ordre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non seulement la s&#xe9;paration des pouvoirs ch&#xe8;re au sieur de la Br&#xe8;de, mais les conflits des pouvoirs, les conflits pour le pouvoir, pour l’argent, n’est-ce-pas la m&#xea;me chose d’ailleurs, le but ultime est le pouvoir, l’argent n’est qu’un moyen d’y parvenir. Les penseurs pr&#xe9;coces qui font jaillir leurs id&#xe9;es trop vite bien avant le vrai plaisir diront qu’on veut le pouvoir pour s’enrichir, quelle incompr&#xe9;hension totale !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On veut le pouvoir pour le pouvoir et l’argent qu’on en retire n’est qu’un moyen d’en conserver une partie, du pouvoir, ou de ne pas le perdre, ce pouvoir, ou de le reconqu&#xe9;rir. L’id&#xe9;e de d&#xe9;mocratie est ce que les hommes ont trouv&#xe9; de moins mauvais pour codifier ces combats de coqs, mais qu’elle est difficile &#xe0; faire entrer dans nos t&#xea;tes bon sang de bois. Comme la concurrence, elle est travestie, truqu&#xe9;e, fauss&#xe9;e, d&#xe9;tourn&#xe9;e, mais comme la concurrence, elle revient nous narguer, nous d&#xe9;fier, nous aimer. Sans elles nous n’existons plus, transform&#xe9;s en sujets ou en sauvages, et ceux qui avaient cru bon de les violer se retrouvent riches et puissants, mais il ne reste plus rien autour d’eux &#xe0; acheter, &#xe0; dominer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sable du d&#xe9;sert, et encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La concurrence n’est qu’un avatar de la d&#xe9;mocratie, un d&#xe9;guisement de la contrari&#xe9;t&#xe9;, une n&#xe9;cessit&#xe9; de vie, non du fait des lois de dame nature dont chacun sait qu’elle n’a jamais jamais connu de loi, mais du fait de la seule exigence &#xe0; laquelle l’homme ne peut se soustraire sans mourir, la vie en Soci&#xe9;t&#xe9;. Et qu’on ne vienne pas m’escagasser avec des concurrences collectives ou individuelles, ce sont m&#xea;mes concurrences sit&#xf4;t qu’on en respecte les r&#xe8;gles. Libert&#xe9;, &#xe9;galit&#xe9;, fraternit&#xe9;. Si vous avez bien lu, vous l’avez d&#xe9;j&#xe0; lu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne restera plus aux riches et aux puissants, &#xe0; leur tour, qu&apos;&#xe0; appeler la D&#xe9;mocratie &#xe0; leur secours pour donner un sens &#xe0; leur vie rat&#xe9;e, et les concurrences qui vont avec, qui en sont le pi&#xe9;destal. Je n&apos;ai pas fini.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#660000&quot;&gt;Ecrit d’avril 1999 &#xe0; janvier 2009&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 07 Jul 2009 22:05:00 GMT</pubDate></item><item><title>22.12 - #1 Mais o&#xf9; est-elle ?</title><dc:creator>andremriviere</dc:creator><link>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/07/04/14296844.html</link><category>CH.22 - MONEY JUNGLE</category><category>concurrence</category><category>paysage</category><category>route</category><category>touristes</category><comments>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/07/04/14296844.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://theolone.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14296844/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://theolone.canalblog.com/archives/2009/07/04/14296844.html</guid><description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;La concurrence, o&#xf9; est-elle ? L’aurait-il oubli&#xe9;e, dans ses &#xe9;clats de r&#xe9;habilitation d&#xe9;senchant&#xe9;e ? Je crois qu’il n’a rien laiss&#xe9; en route et que sa besace s’est au contraire enrichie en arpentant le terrain du trottoir. Elle n’&#xe9;tait pas sortie en douce pour mieux entrer par la fen&#xea;tre, elle est l&#xe0;, bien sage, elle attend son heure d’entrer dans la comparaison, de devenir &#xe0; son tour image, repr&#xe9;sentation, comparaison, pr&#xe9;sentation, m&#xe9;taphore.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#003300&quot;&gt;Cent-vingt-quatri&#xe8;me jour.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;Et la concurrence non-fauss&#xe9;e, l’aurais-je laiss&#xe9;e en chemin ? O&#xf9; est-elle dans mes affaires de prostitu&#xe9;es, dans mes questions sur le travail de chacun, sur le sens du travail ? Qui suis-je pour en parler, moi qui me contente d’explications obscures &#xe0; des touristes de passage qui ne m’ont rien fait et qui pourtant me laisseront de quoi boire mon caf&#xe9; en bas et parfois d’aller faire un tour chez mes amis vignerons, ou &#xe0; la grande ville coup&#xe9;e en deux.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;Je vois bien se dessiner le reproche qu’on me fait : insidieusement, je transmets l’id&#xe9;e que la concurrence entre individus est bonne. Or quoi de pire que celle-ci, faire se dresser les uns contre les autres tous les damn&#xe9;s de la terre pour le plus grand profit des profiteurs. Je pourrais vous dire que vous avez mal lu, que votre aveuglement ne parvient pas &#xe0; s&#xe9;parer le bon grain de l’ivraie, &#xe0; voir ce qui est bon et ce qui ne l’est pas, &#xe0; trouver o&#xf9; mes garde-fous fonctionnent et, justement, emp&#xea;chent ce que vous me reprochez de valider.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;Non, vous &#xea;tes grands, vous trouverez bien tous seuls les p&#xe2;tes qu’il faut modeler dans mon discours, et les indispensables pr&#xe9;cautions sans lesquelles en effet rien ne vaut. Si vous ne le trouvez pas, j’aurai &#xe9;crit pour rien, de toutes fa&#xe7;on, n’est-ce-pas d&#xe9;j&#xe0; pour rien que j’&#xe9;cris ?&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;Je m’inqui&#xe8;te trop de cette question l&#xe0;, qui est une mauvaise question. Elle ne peut avoir de r&#xe9;ponse et la seule raison en est que ne pas &#xe9;crire est encore plus inutile. Vieille antienne, je vous la ressers, r&#xe9;chauff&#xe9;e et molle comme un pain sous plastique. Je me la ressers surtout, pour repartir d’un bon pied repartir, reprendre la route sinueuse et malais&#xe9;e, r&#xea;ver d’arriv&#xe9;e alors qu’il n’y aura jamais de fin, le cauchemar du montagnard qui &#xe0; chaque cr&#xea;te voit se dresser devant lui une autre cr&#xea;te plus haute encore, comme seul paysage offert &#xe0; son effort.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;&#xe0; suivre&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 04 Jul 2009 21:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>22.11 - #3	Les faux semblants.</title><dc:creator>andremriviere</dc:creator><link>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/05/08/13661865.html</link><category>CH.22 - MONEY JUNGLE</category><category>catin</category><category>exister</category><category>pr&#xe9;sident</category><category>soci&#xe9;t&#xe9;</category><comments>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/05/08/13661865.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://theolone.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/13661865/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://theolone.canalblog.com/archives/2009/05/08/13661865.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;Encore le cent-vingt-troisi&#xe8;me jour, suite de suite et fin. Il faut toujours qu’un jour finisse, quand il aurait dur&#xe9; neuf mois, il faut toujours qu’il accouche. Paresse n’y peut, le ventre grossit et ce qu’on attend vient. La concurrence collective, les ensembles qui se d&#xe9;fient, les groupes, les classes. Tu as dit &#xe9;galit&#xe9; ? Ce sera long, cette fois. Ce sera tr&#xe8;s long, le Moine s’est r&#xe9;pandu, il est parti, il a l&#xe2;ch&#xe9; les freins, il a eu du mal &#xe0; s’interrompre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne lui donnerai pas tord. J’ai bien essay&#xe9; de couper sa fiche en deux, histoire de prolonger encore le 123&#xe8;me jour, mais je n’ai pu trouver de c&#xe9;sure ; aucun redan pour calmer le flot, aucune &#xe9;cluse, aucune excuse. Alors voil&#xe0;, je verse &#xe0; vos pieds, &#xe0; tes pieds.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#006600&quot;&gt;Cent vingt troisi&#xe8;me jour (suite et fin)&lt;br /&gt;22.11.3&amp;nbsp; &amp;nbsp; Les faux semblants.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;Je d&#xe9;voile mes charmes et je suis r&#xe9;tribu&#xe9; en retour. Il en sera de m&#xea;me pour toi. Ainsi la Soci&#xe9;t&#xe9; te fait vivre et y trouve son compte, ainsi la Soci&#xe9;t&#xe9; profite de toi et tu en tire un statut. Un peu t&#xf4;t pour la statue, mais au moins tu existes, l&#xe0;, sur ton trottoir. Et je vois bien ce qui te chagrine et que mes mots commencent &#xe0; d&#xe9;voiler. Tu te sens comme rabaiss&#xe9;, ou sur le point de l’&#xea;tre, sous pr&#xe9;texte de statut, sous pr&#xe9;texte d’exister. Tu sens que la couleuvre devient indigeste et que les beaux id&#xe9;aux s’&#xe9;vanouissent. Te voici compar&#xe9; au plus vieux m&#xe9;tier du monde, ainsi le nomme-t-on parfois de peur de se faire mal &#xe0; la langue avec le clair et net.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu as bien remarqu&#xe9; que je n’ai rien dit par hasard et que je voulais que cette pens&#xe9;e te vienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu as tord de m’en vouloir. Nous en sommes l&#xe0; tous les deux, &#xe0; faire ce vieux m&#xe9;tier, tous nos semblables en sont l&#xe0;, et si l’opprobre s’attache &#xe0; tel ou tel m&#xe9;tier plut&#xf4;t qu’&#xe0; d’autres, c’est une injustice fondamentale. Tant que nous ferons tous ce m&#xe9;tier, de donner un morceau de nous, morceau de cerveau, de force, de chair, de muqueuse, de sang, en &#xe9;change du droit de vivre, nul ne m&#xe9;ritera jamais , tu entends bien, le m&#xe9;pris o&#xf9; parfois on le tient sous pr&#xe9;texte de profession.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu veux un peu de crudit&#xe9; ? En voici, nous faisons tous la pute, pour exister, c’est plus ou moins cach&#xe9;, plus ou moins d&#xe9;cor&#xe9;, empaillet&#xe9; d’euph&#xe9;misme et de grandiloquence, mais tous nous le faisons. Et je veux &#xea;tre pr&#xe9;cis jusqu’au bout, directif ce qui me ressemble pourtant assez peu, je n’en suis pas f&#xe2;ch&#xe9;, ni pour moi ni pour toi. J’&#xe9;cris ce qu’on attend de moi que j’&#xe9;crive et on me donne de l’argent pour cela. Je dois savoir ce qu’on attend sans qu’on me fasse un dessin, je dois devancer le d&#xe9;sir de ces messieurs, je dois soumettre mon &#xea;tre &#xe0; leur avoir et leur donner la perle qu’ils devinent, sans rougir, sans honte, sans pudeur, sans vergogne. Je ramasse le ch&#xe8;que et je vais le poser &#xe0; la banque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;O&#xf9; est la diff&#xe9;rence ? Pourquoi serais-je plus noble que celui qui s’&#xe9;chine &#xe0; la cha&#xee;ne, que celles qui claviculent du matin au soir, que celles qui arpentent les trottoirs nocturnes &#xe0; guetter les d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9;s du vit ? Elles sont ce que nous sommes tous, mais commen&#xe7;ons par elles, si tu veux, si je veux avancer dans mes concurrences. Ce qui se passe chez elles vaut bien ce qui se passe ailleurs dans tous les recoins de notre monde, n’en d&#xe9;plaise aux puritains bien engonc&#xe9;s dans l’ordre moral &#xe0; la mode des tenanciers du haut du pav&#xe9; de ces jours-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais que tu n’as jamais eu besoin de leurs services tarif&#xe9;s, et je crains que ce ne te sois un manque, ce contact charnel avec l’ultime recours. Bien emmitoufl&#xe9; dans ma bure monacale, je n’en sais peut-&#xea;tre pas davantage que toi, mais je continue malgr&#xe9; tout. Alain Finkielkraut n’a aucune raison d’&#xea;tre le seul &#xe0; p&#xe9;rorer sur ce qu’il ne conna&#xee;t pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la flamboyante prostitu&#xe9;e des beaux quartiers qui a su s&#xe9;duire celui qui convenait et qui aujourd’hui se pavane au grand jour sans craindre les messes basses et les doigts point&#xe9;s, miracle de l’or, et je n’accepterais jamais le pourboire d’un touriste visitant mon ic&#xf4;ne qui ricanerait sur son compte, de quel droit la condamnerait-on, &#xe0; la catin triste et d&#xe9;penaill&#xe9;e qui paie cher ses r&#xea;ves de jeune fille de pays froid dans la camionnette, au fin fond d’une banlieue sombre ou au d&#xe9;tour d’un bois urbain, va l&#xe0;-bas qu’on lui disait tu trouveras l’eldorado et elle a remont&#xe9; le Danube et a &#xe9;t&#xe9; accueillie comme on sait, prisonni&#xe8;re de la camionnette, prisonni&#xe8;re des passeurs et de leurs complices policiers, ministres, pr&#xe9;sidents la pudeur, je n’accepterai jamais la gloriole de celui qui a pr&#xe9;tendu les faire dispara&#xee;tre des avenues de Neuilly sous pr&#xe9;texte de moralit&#xe9;, les livrant d&#xe9;finitivement aux mains des profiteurs et des bourreaux, aux br&#xfb;lures de cigarettes et &#xe0; la confiscation des passeports, plus vuln&#xe9;rables encore et que je te renvoie chez toi d’un air outrag&#xe9; si je te pince, encore heureux si le ministre n’a pas de surcro&#xee;t abus&#xe9;, elles ont toutes m&#xe9;rit&#xe9; de la Soci&#xe9;t&#xe9; dont nous sommes et notre seul devoir est de faire qu’elles en soient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors ne te m&#xe9;prends pas sur ce que j’&#xe9;cris. Se prostituer au sens strict appliqu&#xe9; &#xe0; une femme, mettre tout ou partie de son corps &#xe0; la disposition d’un homme affam&#xe9;, est un acte aussi honorable que celui d’archiver chez un notaire les derni&#xe8;res volont&#xe9;s du client qui vient de sortir. La diff&#xe9;rence tient &#xe0; un fil, une chance ou une malchance, une volont&#xe9; &#xe9;gar&#xe9;e ou l’ignorance &#xe9;tourdie, une seule issue dans une impasse mortelle, pute c&#xe9;l&#xe8;bre ou catin triste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Archiviste. Avocat. Archev&#xea;que. Pr&#xe9;sident.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes tous peu ou prou l’une et l’autre, et nous existons dans la Soci&#xe9;t&#xe9;, nous en sommes, parce que nous sommes hommes, et qu’&#xea;tre membre de cette Soci&#xe9;t&#xe9; est la condition de notre humanit&#xe9;. C’est notre grandeur &#xe0; nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en finir avec cette prostitution de m&#xe9;taphore qui te liqu&#xe9;fie, je m&#xe9;prise aussi ceux qui leur reprochent de parfois, dans ce m&#xe9;tier, je suppose que cela arrive en effet, d’y rencontrer le plaisir. Comme s’il &#xe9;tait interdit, lorsqu’on fait bravement son travail, d’y trouver de la joie, du plaisir, de la jouissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; size=&quot;5&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le jour est fini, 24 octobre 2008, minuit moins deux&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 08 May 2009 21:20:00 GMT</pubDate></item><item><title>22.11 - #2 - Egalit&#xe9; de concurrence.</title><dc:creator>andremriviere</dc:creator><link>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/05/03/13603652.html</link><category>march&#xe9; aux puces</category><category>&#xe9;crivain public</category><category>&#xe9;gaux</category><comments>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/05/03/13603652.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://theolone.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/13603652/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://theolone.canalblog.com/archives/2009/05/03/13603652.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; color=&quot;#009900&quot; size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Suite du cent-vingt-troisi&#xe8;me jour.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;em&gt;Toujours le cent-vingt-troisi&#xe8;me jour, la nuit n’est pas encore tomb&#xe9;e et elle va jouer son r&#xf4;le dans cette farce.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes concurrents. Tu me lis, j’&#xe9;cris. Tu &#xe9;cris, je lis. Nous sommes en cela &#xe9;gaux. Mes mots ne te sont pas ferm&#xe9;s, tu poursuis ta lecture avec obstination je suppose qu’il en faut pour me lire, et pendant ce temps avec obstination car il m’en faut j’&#xe9;cris. A me lire, tu m’aides, et j’avance dans la jungle des mots et de leurs significations, de leurs sens cach&#xe9;s derri&#xe8;re l’arbre de la phrase. J’esp&#xe8;re que c’est r&#xe9;ciproque. D’&#xea;tre concurrents nous rend &#xe9;gaux, d’&#xea;tre &#xe9;gaux nous a rendu concurrents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toi et moi avons nos chances de voir la Soci&#xe9;t&#xe9; s’arr&#xea;ter devant l’un de nos stands pour demander ce qu’il en est, comment pourquoi combien. Tu auras tent&#xe9; le diable en baissant ton prix apr&#xe8;s avoir entendu le mien, mais trop occup&#xe9; de comptabilit&#xe9; tu n’as pas vu que le soleil se couchait et que tes &#xe9;crits n’&#xe9;taient plus lisibles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes projecteurs indiff&#xe9;rents &#xe0; l’heure ont emport&#xe9; le morceau, et ce dimanche l&#xe0; j’ai vendu un livre, ou obtenu un poste de n&#xe8;gre &#xe0; discours, de r&#xe9;dacteur pour grand reporter analphab&#xe8;te, de baratineur pour robot m&#xe9;nager, de traducteur de jargon technique en lingua vulgaris d’acheteur ou en jargon de juge pour les cas plus graves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La concurrence n’a pas &#xe9;t&#xe9; fauss&#xe9;e. La Soci&#xe9;t&#xe9; a eu tout loisir de faire le tri entre l’important et l’utile, entre le r&#xe9;dhibitoire et le satisfaisant ; nous &#xe9;tions &#xe9;gaux, nous le sommes, et ce dimanche je correspondais mieux &#xe0; l’important et au r&#xe9;dhibitoire. Demain, ta ruse sur le prix sera d&#xe9;cisive parce que lui seul sera devenu important, peut-&#xea;tre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ni toi ni moi n’aura perdu au change : j’ai gagn&#xe9; pour ce qui me pla&#xee;t, et tu gagneras par ce que tu sais. Nous serons chacun &#xe0; notre place. Nous sommes &#xe9;gaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au fripier qui s’est install&#xe9; au beau milieu de la rue pour fourguer ses serpill&#xe8;res, il n’est pas notre concurrent. Me mettre &#xe0; sa place est impossible, que dire d’une serpill&#xe8;re alors qu’il en conna&#xee;t peut-&#xea;tre toute la souffrance, se mettre &#xe0; ma place serait l’&#xe9;chec assur&#xe9; s’il ne conna&#xee;t pas le sens de mes mots tordus. Je ne suis pas le concurrent d’un vendeur de serpill&#xe8;res, mais je suis peut-&#xea;tre beaucoup moins utile que lui, beaucoup moins n&#xe9;cessaire.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; color=&quot;#ff0000&quot; size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;20 octobre 2008.&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 03 May 2009 21:05:34 GMT</pubDate></item><item><title>22.11 - #1 - Plombier turc.</title><dc:creator>andremriviere</dc:creator><link>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/03/31/13202735.html</link><category>CH.22 - MONEY JUNGLE</category><category>braderie</category><category>concurrent</category><category>plombier</category><category>sunny side</category><comments>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/03/31/13202735.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://theolone.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/13202735/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://theolone.canalblog.com/archives/2009/03/31/13202735.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;Le Moine va devoir s’occuper des individus, maintenant. Il s’est trop avanc&#xe9; en terrain d&#xe9;couvert. Je l’attends sur ce sujet : la concurrence entre personnes est pr&#xe9;cis&#xe9;ment celle qu’on nous oppose, celle qu’on brandit, pour nous refuser toute revendication, au motif que d’autres individus sont pr&#xea;ts &#xe0; n’importe quoi pour prendre notre place. L’enjeu est d’importance.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#336600&quot;&gt;Cent-vingt-troisi&#xe8;me jour.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;La concurrence individuelle est une id&#xe9;e que j’ai vu tra&#xee;ner dans tous les caniveaux du monde. Elle ne peut &#xea;tre envisag&#xe9;e qu’&#xe0; partir des g&#xe9;n&#xe9;ralit&#xe9;s, elle ne peut fonctionner que dans un monde o&#xf9; les bases sont respect&#xe9;es. Une certaine &#xe9;galit&#xe9; approximative, une libert&#xe9; de choix et de propositions, et un minimum vital auquel tous participent. La venue chez moi d’un plombier polonais ne me g&#xea;ne pas, les plombiers d’ici sont insupportables. D’ailleurs &#xe0; force de les monter au pinacle, ils sont devenus tout aussi insupportables et je suis pass&#xe9; aux plombiers roumains. Ce n’est pas trop grave, il n’y a pas de tuyaux dans ma chapelle et je bois l’eau du torrent et le caf&#xe9; de mon copain du village en contrebas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi des plombiers turcs, si tu veux tout savoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toi et moi nous allons nous faire concurrence. Nous voici tous deux sur le March&#xe9; du travail, la grande braderie de la vie qui, ce dimanche ensoleill&#xe9; a plant&#xe9; ses tr&#xe9;teaux le long de la rue principale. J’ai mont&#xe9; mon &#xe9;tal, j’ai allum&#xe9; deux projecteurs, j’ai encadr&#xe9; un curricule vital pour mettre en &#xe9;vidence mes m&#xe9;rites r&#xe9;cents et lointains, et j’ai grav&#xe9; en quelques aphorismes mes m&#xe9;rites &#xe0; venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu as compris que je m&#xe9;taphore, les miennes, pas la tienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l’autre c&#xf4;t&#xe9;, on the sunny side of the street, tu fais de m&#xea;me. Tu n’as pas besoin de projecteurs, mais d’une fontaine d’eau fra&#xee;che, par chez nous quand le soleil tape il fait chaud, c’est une tradition. Tu as pu choisir ton stand, tr&#xe9;teau, carrousel, chapiteau s’il faut. Et la Soci&#xe9;t&#xe9; toute enti&#xe8;re est libre de d&#xe9;filer devant toi, d’entendre tes proclamations tentatrices, tes motivations d&#xe9;cha&#xee;n&#xe9;es.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est libre de d&#xe9;filer, mais libre de passer sans un regard, ou de t’acheter un robot m&#xe9;nager si c’est le sujet du jour, ou ta force de travail ce que tu recherches &#xe0; mon avis. Sans un regard, sans une petite pi&#xe8;ce, on ne peut pas accueillir toute la mis&#xe8;re du monde, libre de faire comme si elle ne te voyait pas ; je suis &#xe0; la m&#xea;me enseigne, enfin, la mienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes concurrents.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;&#xe0; suivre?&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 30 Mar 2009 23:04:00 GMT</pubDate></item><item><title>22.10 - La poursuite de l’&#xe9;clair #2</title><dc:creator>andremriviere</dc:creator><link>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/02/12/12507914.html</link><category>CH.22 - MONEY JUNGLE</category><category>fantassin</category><category>myope</category><category>vrai</category><category>&#xe9;clair</category><comments>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/02/12/12507914.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://theolone.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/12507914/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://theolone.canalblog.com/archives/2009/02/12/12507914.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;em&gt;Il m’a pi&#xe9;g&#xe9;. Je croyais qu’il s’&#xe9;tait embarqu&#xe9; dans la solution finale des grandes migrations &#xe0; venir, et voil&#xe0; qu’il navigue dans le d&#xe9;troit de Messine entre le Vrai et le Faux. Il devra &#xe9;chapper aux &#xe9;cueils et, face &#xe0; Syracuse, me dire comment l’&#xe9;galit&#xe9; na&#xee;t de la concurrence. A moins que ce pervers ne r&#xe9;ussisse &#xe0; annoncer que c’est la concurrence qui na&#xee;t de l’&#xe9;galit&#xe9;. Je le hais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#336600&quot;&gt;Cent-vingt deuxi&#xe8;me jour, fin.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;Le vrai. Sa raison d’&#xea;tre est de ne pas &#xea;tre et d’exiger de nous que sans rel&#xe2;che nous nous en approchions alors qu’il n’existe pas. A chaque instant o&#xf9; nous croyons saisir l’&#xe9;clair il s’&#xe9;teint, mais nous avons touch&#xe9; une v&#xe9;rit&#xe9;. Ne crois pas la garder dans ta paume ; ferm&#xe9;e, elle s’&#xe9;teindra &#xe0; son tour, ouverte, tu ne la verras m&#xea;me pas s’&#xe9;chapper et tout devra recommencer. Mais tu sentiras encore la l&#xe9;g&#xe8;re br&#xfb;lure qui t’aura marqu&#xe9; les lignes de la main pour qui saura les lire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me voil&#xe0; bien, avec ma concurrence non-fauss&#xe9;e qui n’existe pas. Je ne l&#xe2;cherai pas le morceau pour autant, m’&#xe9;loigner de ma recherche, m’&#xe9;loigner d’une v&#xe9;rit&#xe9; possible, m’enfermer dans la nuit des faux, au bout de laquelle se trouvent la mort et la haine. Je vais m’accrocher &#xe0; quelques r&#xe9;alit&#xe9;s bien glaiseuses qui seront autant d’exemples particuliers, limit&#xe9;s dans le temps dans l’espace et dans la pertinence. Des histoires du coin de la rue, des voyages autour de ma chambre, et peu m’importe que la phrase soit d&#xe9;j&#xe0; brevet&#xe9;e. Au moins, la glaise me retiendra au sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le grand philosophe que voici qui se contente de son verre d’eau pos&#xe9; devant lui et qui fait de sa myopie une vertu ! Parlons-en, de ma myopie. Tout le monde sait que c’est gr&#xe2;ce au petit caillou qu’on a ramass&#xe9; enfant qu’on acc&#xe8;de aux secrets des profondeurs g&#xe9;ologiques, que c’est le chemin de croix de la fourmi longuement observ&#xe9; sur le dallage de la terrasse de la maison de papa qui nous a enseign&#xe9; la valeur du travail individuel dans une collectivit&#xe9;. Petit je me suis cass&#xe9; les yeux sur ces minusculit&#xe9;s, et j’en suis devenu myope.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai gagn&#xe9; le droit &#xe0; l’universalit&#xe9;. J’ai bien remarqu&#xe9; ton ennui devant mes grands principes de libert&#xe9; et d’&#xe9;galit&#xe9; dans la concurrence, et de la n&#xe9;cessit&#xe9; du minimum. Je ne me crois pas capable d’en dire davantage, tu es assez grand pour trouver ton chemin dans ma jungle d’argent. Alors il me faut d&#xe9;sormais grossir ma loupe, passer du grand angle au macro, et de l’astronome &#xe0; l’entomologiste. Je vais nous regarder dans les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’y vois deux avantages : v&#xe9;rifier que le g&#xe9;n&#xe9;ral s’applique au fantassin, et raconter des histoires de fantassins, qui permettront de penser &#xe0; d’autres sujets que celui dont je me r&#xe9;clame, et ainsi d&#xe9;river dans des ailleurs de r&#xe9;cr&#xe9;ation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lieu de m’&#xe9;puiser &#xe0; d&#xe9;montrer que ce qui n’existe pas n’existe pas, comble de l’absurde, je vais v&#xe9;rifier que ce qui peut exister existe. Voil&#xe0; tout.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; size=&quot;5&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#660000&quot;&gt;Et&#xe9; 2008.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 12 Feb 2009 21:33:00 GMT</pubDate></item><item><title>22.10 - Egalit&#xe9;, la reprise. #1</title><dc:creator>andremriviere</dc:creator><link>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/02/05/12390246.html</link><category>CH.22 - MONEY JUNGLE</category><category>fauss&#xe9;</category><category>faux</category><category>n&#xe9;gation</category><category>vrai</category><comments>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/02/05/12390246.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://theolone.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/12390246/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://theolone.canalblog.com/archives/2009/02/05/12390246.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;em&gt;J’avais patiemment continu&#xe9; ma r&#xe9;colte, dans les rochers de la conche. Repriser n’est pas difficile, la pile de fiches est poussi&#xe9;reuse mais lisible. Il suffit de suivre les doigts sur le clavier noir et blanc.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#00cc00&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; size=&quot;5&quot;&gt;Cent-vingt deuxi&#xe8;me jour.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#00cc00&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; size=&quot;5&quot;&gt;Un vrai, des faux. &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;T&#xf4;t ou tard, il faudra mettre les mains dans le cambouis, agir en quelque sorte. C’est bien joli de se draper dans de grands anath&#xe8;mes, mais ils sont tous &#xe0; notre porte l&#xe0; maintenant tout de suite, j’ouvre, ou je n’ouvre pas ? Je n’aurais peut-&#xea;tre pas d&#xfb; laisser ma loupiote allum&#xe9;e, ni mon p&#xe8;re, ni mon grand-p&#xe8;re, c’est entendu ; mais maintenant, j’ouvre ou je n’ouvre pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon bon William, telle est la question qui devance la tienne, avant de savoir si l’on est, il faut savoir si l’on ouvre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te propose d’aller au bout de mon impasse. Nous y trouverons peut-&#xea;tre une porte d&#xe9;rob&#xe9;e et nous verrons ce qu’il y a derri&#xe8;re le mur. Il fut question de libert&#xe9;, tentons d’approcher maintenant l’&#xe9;galit&#xe9; dans notre affaire de concurrence. Laissons derri&#xe8;re nous les peuples des bateaux, ils finiront par nous rattraper, nous devrons de toute fa&#xe7;on nous en occuper mais nous n’avons pas encore forg&#xe9; les bons outils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui sait si nous ne trouverons pas ici de quoi sauver notre monde, notre Soci&#xe9;t&#xe9; floue dans ses fronti&#xe8;res, floue dans ses valeurs, et donner &#xe0; la concurrence libre sa n&#xe9;cessaire fonction de non fauss&#xe9;e pour r&#xe9;tablir l’ordre, mieux, pour &#xe9;tablir l’&#xe9;galit&#xe9; ? Qui sait ? Faute de r&#xe9;ponse, et m&#xea;me si je sais que ce n’est pas une raison pour que je sache, je me mets au travail sans quoi je ne saurai jamais, &#xe0; coup s&#xfb;r.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La difficult&#xe9; se niche dans ce mot &#xe9;trange, le mot non-fauss&#xe9;e, adjectif au f&#xe9;minin car concurrence non-fauss&#xe9;e, une sorte de double n&#xe9;gation sans affirmation &#xe0; placer en face comme r&#xe9;f&#xe9;rence. Il ne faut plus examiner ce qu’elle doit &#xea;tre, par exemple libre, mais ce qu’elle ne doit pas &#xea;tre. Avec le mot libre, j’avais du champ, la place pour les phrases, les gestes, la rh&#xe9;torique et les folles m&#xe9;taphores. Avec non-fauss&#xe9;e, j’ai un doublet de plomb, aride et d&#xe9;sorient&#xe9;. Je vais devoir &#xea;tre davantage thanatopracteur que D&#xe9;mosth&#xe8;ne, taxidermiste qu&apos;enjoliveur, et plut&#xf4;t que de bidouiller il me faudra besogner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adjoindre le mot &#xe9;galit&#xe9; pour tenter une approche roublarde ne suffira pas, car si le n&#xe9;gatif contient de l’&#xe9;galit&#xe9;, il reste n&#xe9;gatif. Pourquoi n’existe-t-il pas dans la langue fran&#xe7;aise un mot positif qui serait le contraire de fauss&#xe9;, et f&#xe9;minin contraire de fauss&#xe9;e. D&#xe9;fauss&#xe9; ? D&#xe9;fauss&#xe9;e ? Je ne passe pas ce pont l&#xe0;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loyale, honn&#xea;te, v&#xe9;ritable, sinc&#xe8;re, tu vois bien que rien ne fonctionne, et si vrai est le contraire de faux, alors ce serait v&#xe9;ritable le contraire de fauss&#xe9;e ; mais ce mot v&#xe9;ritable sonne faux. Il y a un vrai, il y a une infinit&#xe9; de faux. Je ne sortirai pas de ce trou en m’accrochant &#xe0; cette sym&#xe9;trie fallacieuse, d’un c&#xf4;t&#xe9; le vrai de l’autre le faux. Il n’y a jamais deux c&#xf4;t&#xe9;s et le combat est in&#xe9;gal, parce que finalement le vrai n’existe que par l’existence de l’infinit&#xe9; de faux qui le cernent, et toucher le vrai impose d’avoir d’abord essay&#xe9; l’infinit&#xe9; des faux, ce qui ne se peut pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors nul ne peut pr&#xe9;tendre toucher ce point brillant dans notre nuit, il nous &#xe9;claire, nous croyons le saisir et l’&#xe9;clair s’est &#xe9;teint.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#cc0000&quot;&gt;#22.10.2 &#xe0; suivre.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 05 Feb 2009 22:18:00 GMT</pubDate></item><item><title>22.92 - Une humeur d’hum&#xe9;rus.</title><dc:creator>andremriviere</dc:creator><link>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/01/30/12289860.html</link><category>Les attentes et les lenteurs</category><category>compliments</category><category>critiques</category><category>moine</category><category>&#xe9;crire</category><comments>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/01/30/12289860.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://theolone.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/12289860/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://theolone.canalblog.com/archives/2009/01/30/12289860.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#339900&quot; size=&quot;5&quot;&gt;Cent-vingt-et-uni&#xe8;me jour, suite.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;em&gt;Je dois me faire une raison : je ne suis pas un mauvais &#xe9;criveron. Ecriveron? Tout le monde conna&#xee;t le proverbe, c’est en &#xe9;crivant qu’on le devient. Bon ou mauvais. Jouer les faux modestes, jouer le doute salutaire, me couvrir la t&#xea;te de cendres, me lamenter de mes insucc&#xe8;s et jalouser en secret les gros lus , rien de cela ne me grandit. Je ne vaux que si j’&#xe9;cris, et m&#xea;me si j’&#xe9;cris mal je vaudrai mieux que si je n’&#xe9;cris pas. Que personne ne vienne me rassurer en s’&#xe9;criant mais si mais si, tu es bon. Vous seriez mille &#xe0; le crier que je n’entendrais que la voix qui murmure que je suis nul, histoire qu’on crie davantage mes louanges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Compliments ou quolibets, l’important est qu’un &#xe9;cho r&#xe9;sonne dans la vall&#xe9;e chaque fois que je chante ma ritournelle, et si je me tais se taira l’&#xe9;cho. L’orgueil est le pire de mes ennemis, quand ce serait lui qui me pousse &#xe0; &#xe9;crire. Laissez-le pousser mais faites le taire, enfin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apr&#xe8;s tout, c’est le Moine qui &#xe9;crit l’essentiel et qui a du mal &#xe0; se d&#xe9;patouiller de ses histoires de concurrence, tu dois juste comprendre ce qu’il dit m&#xea;me lorsque c’est incompr&#xe9;hensible, et le mettre au go&#xfb;t de celui qui te lit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Traduttore tradittore. Tu sais tr&#xe8;s bien trahir quand tu veux, alors, pas de faux semblant, pas de d&#xe9;sabus, pas de timidit&#xe9; affect&#xe9;e, pas de d&#xe9;go&#xfb;t ostentatoire. Ce n’est pas ton truc, ton genre, ta tasse de th&#xe9;. Les torrents de haine, les torrents d’arrogance, les torrents de b&#xea;tise qui t’entourent de leurs ravines ne t’ont jamais impressionn&#xe9;, et tu n’y as jamais perdu ton latin. M&#xea;me si tu ne devais que taper d’un doigt pour cause de perturbation momentan&#xe9;e de quelque os et de quelque articulation, tu sais tr&#xe8;s bien que tes textes sont sortables. Alors sors-les de ta paresse de chipoteur, et remets un peu les mains dans ton cambouis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personne ne t’y oblige, personne ne t’impose de loi, tu as choisi une voie, tu peux continuer d’y marcher ou prendre un raccourci, tu ne peux seulement pas t’arr&#xea;ter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 30 Jan 2009 17:15:00 GMT</pubDate></item><item><title>22.91 - De la longueur des jours.</title><dc:creator>andremriviere</dc:creator><link>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/01/25/12225934.html</link><category>Les attentes et les lenteurs</category><category>andrem</category><category>attente</category><category>peur</category><category>silence</category><comments>http://theolone.canalblog.com/archives/2009/01/25/12225934.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://theolone.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/12225934/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://theolone.canalblog.com/archives/2009/01/25/12225934.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#336600&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; size=&quot;5&quot;&gt;Cent-vingt et uni&#xe8;me jour, reprise.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;J’aurais d&#xfb; intituler ce chapitre : de la langueur des jours. Mais j’&#xe9;cris directement au clavier, sans passer par le filtre du carnet chiffonn&#xe9; du mon fond de poche, sans passer par la pile de fiches devenue lippe de chiffes. Alors les mots sortent du dessous de mes doigts comme des prisonniers qui s’&#xe9;vadent, le plus press&#xe9; en premier, tant pis pour la syntaxe, le rythme, l’allit&#xe9;ration et le pied de nez d’Alexandrie. Le Moine attendra que je me r&#xe9;veille et que je reprenne la marche pas &#xe0; pas dans les traces de ses mots.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Plusieurs mois ont pass&#xe9; sans que cet &#xe9;cran blanc me pose sur le si&#xe8;ge en cuir d’o&#xf9; je tape, sans qu’une envie soudaine de pisser la prose m’y pr&#xe9;cipite, sans que le tumulte qui s’embrouille l&#xe0;-dedans ne cherche un exutoire pour un semblant d’ordre, une apparence de coh&#xe9;rence, un flux temp&#xe9;r&#xe9;. Une sorte de bleu de convenance s’est doucement pos&#xe9; comme une voile d&#xe9;m&#xe2;t&#xe9;e, et les fant&#xf4;mes qui s’agitaient dessous n’ont rien remarqu&#xe9; qu’un silence th&#xe9;olonien, un de ces silences dont il se dit le ma&#xee;tre alors que je crois bien qu’il en est esclave.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Ne crois pas qu’aujourd’hui l’envie de pisser soit revenue. Je cherche, d&#xe9;risoire, apr&#xe8;s chaque point, comment engager une nouvelle phrase, comment poursuivre ce qui devrait &#xea;tre une explication, un racontar, une raison d’&#xea;tre. Je cherche d’autant plus que je crains bien que ce ne soit que le vide qui explique, l’absence, la peur, l’irrespect. Oui, un manque de respect pour le monde ext&#xe9;rieur, injustifiable et inadmissible, d&#xe9;testable, odieux, mais ne me dois-je pas un peu de rudesse ? Un manque de respect pour qui attend patiemment que l’&#xe9;criture me revienne et dont je fais mine de ne me point soucier.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 25 Jan 2009 22:57:00 GMT</pubDate></item><item><title>22.9 - Egalit&#xe9;.</title><dc:creator>andremriviere</dc:creator><link>http://theolone.canalblog.com/archives/2008/10/07/10867606.html</link><category>CH.22 - MONEY JUNGLE</category><comments>http://theolone.canalblog.com/archives/2008/10/07/10867606.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://theolone.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10867606/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://theolone.canalblog.com/archives/2008/10/07/10867606.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#009900&quot;&gt;Cent vingt-et-uni&#xe8;me jour.
Egalit&#xe9;.&lt;/font&gt;
&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;CorpsBloc1&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;CorpsBloc1&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;CorpsBloc1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font face=&quot;times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;Alors, comment faire ? Je suis le petit malin qui
tanne et qui demande sans cesse le pourquoi du comment, qui attend sa solution
sur un plateau d’agent avec cloche assortie pour garder chaud. Je connais mon
Moine, il va se d&#xe9;filer ; une fois &#xe9;nonc&#xe9;s ses grands principes, il ne
mettra pas les mains dans le cambouis, comme disent ceux qui agissent
n’est-ce-pas. Agir, c’est tout ce qu’ils savent faire car ils ne savent pas o&#xf9;
ils vont. Tels l’imb&#xe9;cile du chinois, ils regardent le doigt et non la lune. Je
sais qu’en mettant les mains dans le cambouis, ma voiture est plus en panne
apr&#xe8;s qu’avant.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;CorpsBloc1&quot; style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;#9.1 &#xe0; suivre.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Tue, 07 Oct 2008 20:58:55 GMT</pubDate></item><item><title>22.82 – Les invasions barbares.</title><dc:creator>andremriviere</dc:creator><link>http://theolone.canalblog.com/archives/2008/10/01/10793415.html</link><category>CH.22 - MONEY JUNGLE</category><comments>http://theolone.canalblog.com/archives/2008/10/01/10793415.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://theolone.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10793415/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://theolone.canalblog.com/archives/2008/10/01/10793415.html</guid><description>&lt;h3&gt;&lt;a name=&quot;_Toc210652381&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;CorpsBloc1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Il y va fort. Sous couvert de concurrence, il veut r&#xe9;soudre
en deux pages la question de l’immigration, mais je sais qu’il me r&#xe9;pondrait
qu’il n’y a pas de question d’immigration mais des questions de migrations.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;font size=&quot;4&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Les
migrations politiques, depuis toujours tr&#xe8;s secondaires en quantit&#xe9;, et
d&#xe9;sormais devenues n&#xe9;glig&#xe9;es en symbolique, qu’importe d’accueillir un opposant
&#xe9;crivain, journaliste, avocat ou syndical, surtout s’il est visible,
n’est-ce-pas.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;font size=&quot;4&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Les migrations &#xe9;conomiques dont notre monde fut si friand et
l’est encore contrairement aux apparences, la peur est un tr&#xe8;s bon moyen de
taire la revendication.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;font size=&quot;4&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Les migrations climatiques dont je ne vois que le
d&#xe9;but. Etrangement, ce seront peut-&#xea;tre les hollandais qui d&#xe9;barqueront en
masse les premiers, et non les bengladis.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt; &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p class=&quot;CorpsBloc1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;em&gt;Les dangers ne sont pas toujours l&#xe0; o&#xf9; l’on a peur.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;CorpsBloc1&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 align=&quot;right&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; color=&quot;#006600&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;a name=&quot;_Toc210652381&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;h3 align=&quot;right&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; color=&quot;#006600&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;a name=&quot;_Toc210652381&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;h3 align=&quot;right&quot;&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;h3 align=&quot;right&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; color=&quot;#006600&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;a name=&quot;_Toc210652381&quot;&gt;Au soir du cent-vingti&#xe8;me jour. 22.82 – Les invasions barbares.&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;4&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&amp;nbsp; On me somme de donner le moyen de r&#xe9;soudre les grandes
migrations, puisque je me suis imprudemment risqu&#xe9; &#xe0; les &#xe9;voquer avec un ton de
commandeur. On sera d&#xe9;&#xe7;u. Je ne me penche pas sur la vie de ces millions de
soutiers dont nous faisons semblant d’ignorer l’existence tant qu’ils nous
offrent des travaux de r&#xe9;novation &#xe0; bas prix et dont nous faisons semblant de
craindre la nuisance au premier fait divers qui passe.&lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;CorpsBloc&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&amp;nbsp; En r&#xe9;alit&#xe9;, ne l’oublie
jamais, je ne cesse de tourner autour du pot de la concurrence, ou plut&#xf4;t
autour de ce totem. Je peux &#xe9;largir mes cercles et saisir loin dans mon
tourbillon ce qui me convient d’&#xe9;voquer ou d’invoquer. Ma danse du scalp permet
mille d&#xe9;tours, et j’aurais ainsi travers&#xe9; mille paysages au gr&#xe9; de mes
oscillations. Profites-en.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;CorpsBloc&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;font size=&quot;4&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Mais il est important que je ne laisse pas en plan mes
migrants pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9;s et leur vie d’enfer sous pr&#xe9;texte de hors sujet digressif, il
est important que j’en rappelle les fondamentaux, pour &#xe9;crire comme un amateur
d’Ovalie. Toi, tu t’es adonn&#xe9; au clinquant et tu crains tous les arrivants
aussi &#xe9;blouis que toi par les fausses lumi&#xe8;res, je n’y peux rien.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;CorpsBloc&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&amp;nbsp; J’aimerais
tant les &#xe9;teindre, ces reflets de pacotille ; les fascin&#xe9;s en
deviendraient moins nombreux. Comme tous les autres papillons, tu vas te br&#xfb;ler
les jolies ailes en fr&#xf4;lant le filament chauff&#xe9; &#xe0; blanc que tu avais pris pour
une &#xe9;toile, et tu d&#xe9;couvriras trop tard la mis&#xe8;re noire d’o&#xf9; tu ne sauras plus
t’envoler, pris dans sa toile sans aile ni passeport de retour. Le filament
l’avait maintenue dans l’ombre &#xe0; t’attendre au fond du bouge dont seule la
porte &#xe9;tait &#xe9;clair&#xe9;e.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;CorpsBloc&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;font size=&quot;4&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;Notre monde est un bouge, mon cher ami, et j’en fais partie
comme toi. La foule des papillons qui viennent se br&#xfb;ler &#xe0; l’ampoule fadasse de
l’entr&#xe9;e finira un jour par lui enseigner &#xe0; vivre, &#xe0; devenir la Soci&#xe9;t&#xe9; du
minimum dont je r&#xea;ve. Il sera peut-&#xea;tre trop tard.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;trebuchet ms&quot;&gt;La Digue, d&#xe9;but avril 2008.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;CorpsBloc&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot; face=&quot;times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Wed, 01 Oct 2008 21:41:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>