LES ANACHRONIQUES

Mon nom est THEOLONE - Philosophie et bavardage

samedi 28 juillet 2018

210 - Vingt-huitième jour . L'alouette

9/18 – Résumé des épisodes précédents.

Madame Bonemine Dumou et Monsieur Augustin Trucmuche ont eu, dans la ville de Carrefour-sur-Gambette, une fille Séraphine. Ils forment un couple uni, ils se regardent dans les yeux, ils vivent l’un pour l’autre, le reste du monde est à feu et à sang, qu’importe, ils s’aiment. Je ne vais pas commencer avec un exemple où tout part à la dérive, nous n’en sortirions pas. Plus tard les nuages, encore un peu de temps avant le drame, monsieur.

On me dit qu’ils revendiquent le droit de nommer leur fille comme ils l’entendent, ce nom qu’elle devra se traîner toute sa vie. Après tout, il est des pays où ils auraient pu, en Amazonie, à Trébizonde, en Bactriane ou dans les collines par-delà les montagnes à trois jours de cheval d’ici, par exemple l’appeler Alouette-qui-rit-dans-le-soleil. On me dit qu’ils revendiquent le droit de l’appeler Alouette-qui-rit-dans-le-soleil.

Ce nom n’est pas ridicule, il est poétique. Mais comme nom à Carrefour-sur-Gambette, cette poésie-là n’est pas de mise. Vous l’avez ressenti ainsi et vous avez raison. Vous voyez-vous trimballer ce nom toute votre vie, poétique ou pas ? Les coutumes de là-bas sont aussi respectables que celles d’ici, mais ce sont avec celles d’ici que Séraphine va apprendre à vivre et qu’elle va découvrir le monde, son monde, et qu’elle va savoir qui elle est. Ce n’est pas l’aimer que se faire plaisir à ses dépends.

Ensuite, elle saura partir à la rencontre de ceux de là-bas sans crainte, comme eux le font peut-être vers nous. La Séraphine fricotera avec l’alouette quand elle sera forte. Il nous faut savoir d’où nous venons pour savoir où aller, on te l’a déjà dit, non ?

#10/18 à suivre

Posté par andremriviere à 16:42 - 209 - CH.07 . Au nom du père .II. - Commentaires [0] - Permalien [#]

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