LES ANACHRONIQUES

Mon nom est THEOLONE - Philosophie et bavardage

mardi 30 octobre 2018

217 - Trente quatrième jour . Aire de repos

15/18.    Une petite respiration de résumé avant les dernières étapes.

On a fait porter aux femmes une partie des chapeaux qu’elles réclamaient, en leur laissant ceux qu’elles avaient déjà. Double tâche, double journée, double vie, double peine. Il est temps que la société, ou plus généralement le corps social, ce machin qu’on me reproche d’invoquer mais je n’ai pas trouvé d’autre mot, se préoccupe de rappeler aux pères qu’ils ont droit eux aussi à la double vie et que, aussi ostensiblement que la mère mais par un moyen différent, ils sont pères et que cet état est irrévocable. Ce moyen différent, le seul qui soit, surprise, c’est le nom donné.

Il importe que le corps social leur rappelle qu’il résulte de cet état un devoir, et aucun droit. Il y a longtemps que les femmes le savent, mais les hommes ont un peu de mal à s’y habituer. Ne leur donnons pas une bonne raison de se défiler encore, en leur refusant ce qui les marquera à jamais, le don ostensible du nom. La mère ne se défile pas, ou se défile peu, plus rarement que les hommes en tout cas, je ne pense pas être démenti sur ce point, et la pression de l’évidence, l’ostensible, n’y est pas pour rien.

La volonté de la mère a été matérialisée par une grossesse menée à terme ; n’oublions pas que l’avortement aujourd’hui est légal bien qu’insuffisamment organisé et accessible, et nos parlementaires satisfaits auraient mieux fait de s’occuper de cette affaire que des histoires de noms ; mais qui et quoi pour matérialiser la volonté du père ? Un parchemin, un acte notarié, une signature perdue dans des dossiers poussiéreux ? Le souvenir d’un médecin, une trace de mégot dans une salle d’attente ? L’enregistrement des ébats de neuf mois plus tôt ? On ne va pas passer sa vie à se traîner des dossiers ni des vidéos intimes.

C’est pourquoi il y a le nom de l’enfant.

#16/18 à suivre

 

 

Posté par andremriviere à 23:46 - 216 - CH.08 . Au nom du père (III) - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires sur 217 - Trente quatrième jour . Aire de repos

    C'était déjà écrit avant. Et puis?

    Posté par Emma, samedi 24 novembre 2018 à 14:13 | | Répondre
  • Parfois certains écrits anciens sont repris tels quels, parfois non. C'est la règle. Normalement les versions précédentes doivent disparaître. Elles disparaissent, mais pas toujours assez vite.

    Posté par andremriviere, mardi 27 novembre 2018 à 23:35 | | Répondre
  • Pas assez vite pour qui?

    Posté par Emma, samedi 1 décembre 2018 à 09:59 | | Répondre
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