LES ANACHRONIQUES

Mon nom est THEOLONE - Philosophie et bavardage

jeudi 12 février 2009

22.10 - La poursuite de l’éclair #2

Il m’a piégé. Je croyais qu’il s’était embarqué dans la solution finale des grandes migrations à venir, et voilà qu’il navigue dans le détroit de Messine entre le Vrai et le Faux. Il devra échapper aux écueils et, face à Syracuse, me dire comment l’égalité naît de la concurrence. A moins que ce pervers ne réussisse à annoncer que c’est la concurrence qui naît de l’égalité. Je le hais. Cent-vingt deuxième jour, fin.Le vrai. Sa raison d’être est de ne pas être et d’exiger de nous que sans relâche nous nous en approchions alors qu’il... [Lire la suite]
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jeudi 5 février 2009

22.10 - Egalité, la reprise. #1

J’avais patiemment continué ma récolte, dans les rochers de la conche. Repriser n’est pas difficile, la pile de fiches est poussiéreuse mais lisible. Il suffit de suivre les doigts sur le clavier noir et blanc.Cent-vingt deuxième jour. Un vrai, des faux. Tôt ou tard, il faudra mettre les mains dans le cambouis, agir en quelque sorte. C’est bien joli de se draper dans de grands anathèmes, mais ils sont tous à notre porte là maintenant tout de suite, j’ouvre, ou je n’ouvre pas ? Je n’aurais peut-être pas dû laisser ma loupiote... [Lire la suite]
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vendredi 30 janvier 2009

22.92 - Une humeur d’humérus.

Cent-vingt-et-unième jour, suite. Je dois me faire une raison : je ne suis pas un mauvais écriveron. Ecriveron? Tout le monde connaît le proverbe, c’est en écrivant qu’on le devient. Bon ou mauvais. Jouer les faux modestes, jouer le doute salutaire, me couvrir la tête de cendres, me lamenter de mes insuccès et jalouser en secret les gros lus , rien de cela ne me grandit. Je ne vaux que si j’écris, et même si j’écris mal je vaudrai mieux que si je n’écris pas. Que personne ne vienne me rassurer en s’écriant mais si mais si, tu... [Lire la suite]
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dimanche 25 janvier 2009

22.91 - De la longueur des jours.

Cent-vingt et unième jour, reprise. J’aurais dû intituler ce chapitre : de la langueur des jours. Mais j’écris directement au clavier, sans passer par le filtre du carnet chiffonné du mon fond de poche, sans passer par la pile de fiches devenue lippe de chiffes. Alors les mots sortent du dessous de mes doigts comme des prisonniers qui s’évadent, le plus pressé en premier, tant pis pour la syntaxe, le rythme, l’allitération et le pied de nez d’Alexandrie. Le Moine attendra que je me réveille et que je reprenne la marche pas à pas... [Lire la suite]
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mardi 7 octobre 2008

22.9 - Egalité.

Cent vingt-et-unième jour. Egalité. Alors, comment faire ? Je suis le petit malin qui tanne et qui demande sans cesse le pourquoi du comment, qui attend sa solution sur un plateau d’agent avec cloche assortie pour garder chaud. Je connais mon Moine, il va se défiler ; une fois énoncés ses grands principes, il ne mettra pas les mains dans le cambouis, comme disent ceux qui agissent n’est-ce-pas. Agir, c’est tout ce qu’ils savent faire car ils ne savent pas où ils vont. Tels l’imbécile du chinois, ils regardent... [Lire la suite]
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mercredi 1 octobre 2008

22.82 – Les invasions barbares.

Il y va fort. Sous couvert de concurrence, il veut résoudre en deux pages la question de l’immigration, mais je sais qu’il me répondrait qu’il n’y a pas de question d’immigration mais des questions de migrations. Les migrations politiques, depuis toujours très secondaires en quantité, et désormais devenues négligées en symbolique, qu’importe d’accueillir un opposant écrivain, journaliste, avocat ou syndical, surtout s’il est visible, n’est-ce-pas. Les migrations économiques dont notre monde fut si friand et l’est... [Lire la suite]
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dimanche 14 septembre 2008

22.81 - Les barbelés du bonheur.

Suite du cent-vingtième jour. Seconde enceinte. Alors nombreux sont ceux qui viennent récupérer chez nous ce qu’ils ont perdu. Tant que cette justice là ne sera pas rendue, nul ne pourra revendiquer la moindre concurrence qui tienne. Récupérer ce que notre monde leur a pris au nom de divers prétextes que je peine à nommer valeurs. A nous de réparer les fautes des pères, ensemble dans notre monde, et qu’on se garde de le demander à moi seul. La Civilisation que nous prétendons défendre ne se défendra qu’à ce prix,... [Lire la suite]
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lundi 8 septembre 2008

22.81 – Les barbelés du bonheur.

Début du cent-vingtième jour. On ne m’y reprendra plus, à chanter du Bobby Lapointe, faux. Pire.   Première enceinte.   Une autre frontière vient brouiller mon omelette, la frontière de ma société que je rêve de faire vivre de ma concurrence libre, cette concurrence qui fait partie de ma société, en admettant que ma question du minimum ait trouvé sa réponse, en admettant que nous lui ayons trouvé une réponse. Vais-je installer des barbelés, des centres de rétention, des retours en avion enveloppés... [Lire la suite]
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dimanche 7 septembre 2008

22.8 - Les frontières.

Cent vingtième jour. Il est temps de changer de journée. Le moine n’a pas fini d’errer et je crois bien qu’il s’est perdu en chemin. Voilà des mois qu’il traîne dans cent dix-neuf ce que plus rien ne justifie, même s’il pense n’avoir pas tout dit dans son unité de temps. Je décide qu’il lui faut accepter que demain il a fait jour et qu’il peut continuer sans attendre le bout de sa nuit.   « T’as pas t’as pas t’as pas tout dit t’as pas tout dit à ta doudou t’as des doutes et tu dis pas tout et c’est toi qui l’a... [Lire la suite]
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samedi 16 août 2008

22.72 – Vieilles lunes.

Cent-dix-neuvième jour, toujours. J’attends les courants, puisqu’il me le demande. Je comprends qu’il a du mal et qu’il ne va pas bien. Mais j’ai ma petite pile de fiches, et je vais continuer sans attendre qu’il se réveille, qu’il se rebelle, qu’il saute dans la mer du haut de la falaise pour rejoindre Aphrodite. Et dites le lui encore : il n’y a pas de lois naturelles, il n’y a que des lois de la physique. Je reste chiffonné. Je crois bien avoir laissé derrière moi une insuffisance. Un peu comme si,... [Lire la suite]
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